Actualisé 16.10.2012 à 08:43

Hillary Clinton

«J'assume la responsabilité de Benghazi»

La secrétaire d'Etat américaine a déclaré assumer l'entière responsabilité de l'attaque contre l'ambassade des Etats-Unis en Libye, dans laquelle quatre Américains, dont l'ambassadeur, ont été tués.

L'affaire provoque une tempête politique aux Etats-Unis avant la présidentielle.

L'affaire provoque une tempête politique aux Etats-Unis avant la présidentielle.

La chef de la diplomatie américaine a voulu protéger le président démocrate Barack Obama et son vice-président Joe Biden des attaques du camp républicain du candidat Mitt Romney quant aux conditions de sécurité qui prévalaient autour du consulat de Benghazi avant l'attentat.

«J'assume la responsabilité» dans la gestion de cette attaque survenue le 11 septembre et qui a notamment coûté la vie à l'ambassadeur américain en Libye Christopher Stevens, a déclaré Mme Clinton à Lima, au Pérou, selon de courts extraits diffusés par les télévisions CNN et Fox.

«J'ai la charge du département d'Etat (qui emploie) 60'000 personnes dans le le monde entier, dans 275 postes» diplomatiques et consulaires et «le président et le vice-président n'auraient certainement pas connaissance de décisions prises par des professionnels de la sécurité», a affirmé la secrétaire d'Etat.

Elle a dit vouloir avant tout «éviter une sorte de piège politique». De fait, «l'affaire de Benghazi» secoue la scène politique américaine à l'approche de la présidentielle du 6 novembre.

La Maison Blanche sur la défensive

Les républicains emmenés par leur candidat Mitt Romney reprochent au gouvernement démocrate du président Obama des failles en matière de sécurité et de renseignement avant l'assaut du consulat et brocardent leurs opposants pour avoir tardé à reconnaître qu'il s'agissait d'un «attentat terroriste» impliquant Al-Qaïda.

Vendredi dernier, la Maison Blanche était sur la défensive après que le vice-président Biden a assuré la veille dans son débat face au colistier républicain de M. Romney, Paul Ryan, que le gouvernement n'avait pas eu vent de demandes de renforcement de la sécurité autour de l'ambassade américaine à Tripoli et du consulat à Benghazi avant le 11 septembre.

Or, mercredi, devant une commission du Congrès pilotée par des républicains, des responsables américains de la sécurité en Libye avaient affirmé que le niveau de sûreté à Benghazi était insuffisant avant l'attaque et qu'ils avaient réclamé des mesures supplémentaires qui avaient été refusées par le département d'Etat.

(ats)

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