Saint-Denis: «J'avais l'impression que c'était la guerre»
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Saint-Denis«J'avais l'impression que c'était la guerre»

Un homme résidant tout proche des lieux du raid de mercredi, dans le nord de Paris, a livré son témoignage à «20 minutes».

par
Joseph Gaulier
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23.06 Selon Le Soir, Salah Abdeslam a été retenu pendant 30 minutes par des gendarmes français, le 14 novembre. Ils n'avaient pas reçu d'informations concernant sa radicalisation.

23.06 Selon Le Soir, Salah Abdeslam a été retenu pendant 30 minutes par des gendarmes français, le 14 novembre. Ils n'avaient pas reçu d'informations concernant sa radicalisation.

BFM TV
16.06 Un lycéen de 17 ans raconte à BFM TV sa rencontre avec Salah Abdeslam, avec qui il a passé une partie de la nuit qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.

16.06 Un lycéen de 17 ans raconte à BFM TV sa rencontre avec Salah Abdeslam, avec qui il a passé une partie de la nuit qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.

Capture d'écran BFM TV

«Je dormais chez moi, j'ai été réveillé brutalement par des bruits terribles, j'avais l'impression que c'était la guerre», raconte Steph Kid Colling. Ce musicien luxembourgeois habite à Saint-Denis, «dans une rue parallèle» à celle où a eu lieu l'opération de police mercredi. «Elle a vraiment duré longtemps, une éternité».

Lorsque les premiers échanges de tirs sont survenus, vers 4h30 du matin, le citoyen originaire de Clervaux n'a pas tout de suite réalisé ce qu'il se passait. «Au tout début, j'ai pensé que c'était quelques pétards. Puis j'ai imaginé un règlement de compte. En tous cas pas un attentat, parce que je me disais qu'il n'y avait pas de cible particulière dans le quartier».

Une pensée pour ceux «qui vivent ce genre d'événements au quotidien»

L'appartement de Steph ne donne pas sur le théâtre de l'opération, mais il l'a tout de même vécue de près. «Je suis évidemment resté chez moi, pas question de sortir». Les rues étaient désertes, «on ne voyait que des policiers puis des membres de l'armée». «Certains curieux sont tout de même descendus dans la rue», avant d'être rabroués illico presto par les forces de l'ordre.

Pendant ces événements, dont il a appris les détails sur Internet, Steph Kid Colling dit avoir connu «une certaine angoisse, mais pas vraiment de peur». Il faisait confiance aux forces de l'ordre. Avec les attentats et l'assaut, il a surtout pensé «aux personnes, dans certains pays, qui vivent ce genre d'événements au quotidien». «Il faut penser à eux, tout faire pour mettre un terme à toutes les barbaries, pas seulement près de chez nous».

(Joseph Gaulier/20 minutes)

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