Actualisé 06.08.2014 à 23:41

Basketball«J'avais pris mes baskets»

Oliver Vogt n'aurait dû être que manager d'équipe. Le voilà prêt à affronter la Russie et l'Italie lors des qualifications pour l'Euro 2015.

von
Grégory Beaud
Fribourg
«Quand on m'a demandé de l'aide, j'étais content de pouvoir le faire. J'aime jouer avec ces coéquipiers» Olivier Vogt, homme à tout faire.

«Quand on m'a demandé de l'aide, j'étais content de pouvoir le faire. J'aime jouer avec ces coéquipiers» Olivier Vogt, homme à tout faire.

Difficile de ne pas identifier Oliver Vogt sur les parquets helvétiques. Ses 2 m 09 le rendent reconnaissable à des kilomètres. Mercredi, pour le premier entraînement en Suisse de la sélection avant la rencontre de dimanche face à la Russie, «Oli» était un joueur comme un autre. Le longiligne pivot ne devait-il pas être Team Manager, lors de cette campagne? «Au moment de rejoindre le groupe, j'avais pris mes baskets... au cas où», s'est-il marré.

Après un an d'exil à Mayotte (département français d'outre-

mer) où il a remporté le titre régional, Oliver Vogt ne pensait pas porter le maillot face à la Russie et à l'Italie, deux des meilleures équipes européennes, quelques mois plus tard. «C'est difficile de comparer, mais je pense que le championnat de Mayotte ressemble à la LNB suisse. Le milieu de classement.»

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Pourtant, hier à l'entraînement, l'ancien joueur de Fribourg et de Genève ne semblait pas paumé. Loin de là. «Je suis quelqu'un qui se tient toujours en forme, a-t-il enchaîné. J'étais donc prêt à répondre positivement au coach national quand il m'a demandé si je voulais jouer.»

Le voilà du coup propulsé joueur et manager d'équipe. «J'étais également 2e assistant du coach, enchaîne-t-il. Je me suis aussi occupé de la préparation physique. Bref, cela fait beaucoup de travail.» Si la fédération le lui demandait gentiment, il pourrait même préparer les sandwiches et servir les bières lors du 1er match de la campagne, dimanche à Fribourg.

Lors des rencontres de préparation en Roumanie et en Serbie, Oliver Vogt a fait mieux que de la figuration. De quoi lui donner des envies de poursuivre un peu sa carrière en Suisse? «Jouons déjà ces matches avec l'équipe nationale, a-t-il botté en touche. On verra plus tard.» Dans les coulisses, il se murmure que plusieurs équipes verraient d'un bon ½il son arrivée

Deux sélectionnés qui font grand bruit

Le microcosme du basketball suisse peut rapidement s'enflammer. Petar Aleksic l'a remarqué la semaine dernière. En camp d'entraînement, le coach a titularisé les Monténégrins Nemanja Calasan et Slobodan Miljanic pour 2 matches amicaux avec la Suisse. Ses poulains à Fribourg - Aleksic a les 2 casquettes - ont fait le nombre. «Entre l'armée, les sélections juniors et les absences pour blessures, je n'avais pas assez de joueurs», a plaidé le sélectionneur. Alertée, la fédération suisse a ouvert une enquête et exclu les deux hommes. Petar Aleksic n'a pas caché sa surprise: «Si un des deux s'était blessé, mon club ne me l'aurait pas pardonné. J'ai pris des risques pour le bien de l'équipe et pour ne pas devoir supprimer le match.» Du côté de la fédération, on tempère par la voix du président Giancarlo Sergi. «Nous faisons bloc derrière Aleksic et son équipe. Mais une telle situation ne doit plus se produire.» Dont acte.

Twitter: @GregBeaud

Sefolosha: trois ou rien!

Si Clint Capela est présent malgré une gêne à l'adducteur droit, l'autre Suisse de NBA n'est pas à Fribourg. «On savait qu'il ne jouerait pas le premier match», a remarqué Petar Aleksic. Depuis sa signature à Atlanta, Thabo Sefolosha (photo) se tâte quant à sa participation à cette campagne. «Il a jusqu'à samedi pour me donner une réponse, a étayé le sélectionneur. Soit il accepte de jouer les 3 matches restants, soit il n'en joue aucun.»

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