Tennis: «J'en ai eu marre qu'on me parle de ma retraite»

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Tennis«J'en ai eu marre qu'on me parle de ma retraite»

Roger Federer est revenu sur la période où, chaque semaine, sa fin était évoquée en conférence de presse. Sans rancune, ou presque.

par
Christian Despont
New York

Une journaliste lui a rappelé que la moitié de la planète l'avait envoyé à la retraite, il y a fort longtemps. Avant de demander: «Vous souvenez-vous de la première fois?» Manifestement, Roger Federer en avait conservé un souvenir précis.

«C'était il y a neuf ans, a-t-il dégainé. Au début, vous êtes perplexe. Vous vous dites: ce n'est pas possible. OK, passe une ou deux fois, les journalistes ont le droit de poser la question. Mais vous arrivez à un point où tout le monde vous la pose dans l'espoir d'être le premier à entendre que j'arrête.»

Cette période ne l'a visiblement guère amusé. «A pratiquement chaque interview, j'ai dû répondre à des questions sur ma retraite. Comme si personne n'avait entendu ma réponse de la veille, ou d'il y a deux mois. Comme si j'allais mener cette réflexion avec un journaliste. Désolé les gars, mais, le moment venu, j'en parlerai d'abord avec ma famille. Et si je devais arrêter, je ne le dirais probablement pas à un seul journaliste parce que c'est lui que j'aurai croisé ce jour-là.»

L'assemblée ne lui a donc pas reposé la question. Même si Roger Federer, magnanime, n'a cherché à dissuader personne: «Aujourd'hui, je le prends avec le sourire.» Mais il ne souriait pas vraiment.

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