Trois agresseurs genevois: «J'espère qu'ils seront punis pour leur violence»
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Trois agresseurs genevois«J'espère qu'ils seront punis pour leur violence»

Le serveur brutalisé par trois étudiants genevois s'exprime pour la première fois. Choqué, il ne parvient pas à se rappeler des moments qui ont suivi la bagarre.

par
Antonio Fumagalli/tde

Pour Cesare R.*, 42 ans, c'était un jour de travail comme un autre. A la fin de son service, sur le coup de 2 heures du matin dans la nuit de dimanche à lundi, le serveur de la populaire pizzeria «La Madia», au centre de Rome, s'en va boire une bière avant de rentrer chez lui. Mais sur le chemin du retour, le cauchemar commence.

Sur la place Tuscolo, à 500 mètres de son lieu de travail, trois jeunes lui demandent une cigarette. Cesare, qui roule lui-même son tabac en propose à ses interlocuteurs. Mais visiblement, ceux-ci cherchent autre chose qu'une cigarette. «Ils ont pris le tabac et le papier à rouler, et immédiatement après, ils ont commencé à me frapper. Je suis plutôt petit, ils avaient tous une tête de plus que moi», explique Cesare, contacté par 20 Minuten Online. «Je suis tombé, et au sol, ils ont continué à me frapper. Après, je ne me rappelle plus ce qui s'est passé, c'est le trou noir.»

Plusieurs années de prison

Selon le communiqué de la police italienne, les trois Genevois, âgés de 17, 19 et 20 ans, voulaient encore «animer un peu la nuit romaine», avant de rentrer. Dans son rapport, la police souligne la brutalité avec laquelle les trois jeunes se sont acharnés sur leur victime, lui volant au passage son porte-monnaie.

Les trois étudiants cogneurs se trouvent toujours en détention préventive. Selon la loi italienne, ils risquent plusieurs années de prison.

Leur victime a pu sortir de l'hôpital, contre l'avis de ses médecins. «J'ai dû signer un document, comme quoi je quittais l'hôpital à mes risques et périls. J'ai le corps couvert d'hématomes, et des points de suture sur le front, mais je voulais rentrer chez moi», raconte Cesare. Et de conclure: «J'espère qu'ils seront punis à la hauteur de la violence de leurs actes.»

*Nom connu de la rédaction

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