Actualisé 23.02.2020 à 19:18

Shia LaBeouf«J'espère sortir du tunnel»

Atteint d'une maladie mentale, Shia LaBeouf a été interné dans un hôpital psychiatrique. Il veut désormais reprendre sa vie en main.

de
Henry Arnaud, Los Angeles
Shia LaBeouf a perdu beaucoup d'amis à cause de son comportement.

Shia LaBeouf a perdu beaucoup d'amis à cause de son comportement.

AFP/Valerie Macon

Adolescent star de la saga « Transformers », Shia Labeouf avait disparu après ses déboires avec la justice américaine. Il a répondu sans détour aux questions de «20 minutes» alors que ses deux nouveaux films, «The Peanut Butter Falcon» et «Honey Boy», arrivent au cinéma, mais aussi en vidéo à la demande sur Amazon.

Vous aviez disparu des écrans après votre arrestation pour différents délits sur la voie publique en état d'ébriété. Comment vous sentez-vous aujourd'hui?

Après mon arrestation, j'ai été envoyé dans une institution pour maladies mentales dans le Connecticut qui s'appelle «Head Camp». J'y ai passé deux mois à apprendre à méditer et trouver d'autres solutions pour me calmer. Que cela soit en écoutant de la musique, en faisant du sport ou d'autres activités, j'ai suivi un programme en 12 étapes pour apprendre à amender ma vie.

Qu'est-ce que cela signifie?

Amender ma vie, c'est un programme mis en place dans ce genre de structure médicalisée lorsqu'on a eu des échecs dans sa vie et que l'on est prêt à essayer de rectifier ses erreurs et son attitude. J'ai perdu beaucoup d'amis à cause de mes erreurs et ils ne veulent plus entendre parler de moi, même si j'ai fait des excuses.

Suivez-vous toujours ce programme?

Oui, même si je ne suis plus enfermé. C'est une nouvelle façon de vivre pour moi. J'essaye d'être le plus présent possible. C'est comme un nettoyage de printemps de mon esprit.

Est-ce que «Head Camp» était une sorte de prison?

Oui. J'étais avec un groupe d'une vingtaine de personnes qui ont toutes été condamnées pour un problème de comportement. Il y avait des pyromanes, des pédophiles, des détraqués sexuels, des alcooliques, des drogués... Cette maison est surveillée par des gardes et nous étions tous suivis en permanence avec des caméras dans toutes les pièces.

N'avez-vous pas eu peur de vivre avec ces gens qui vous ont probablement reconnu comme l'acteur des films «Transformers» ?

Bien sûr, mais cela disparaît vite. Il y a une sensation de connexion et de vulnérabilité qui dépasse le fait que je sois un acteur connu. Peu importe qui j'étais lorsque vous êtes dans une pièce ensemble en train de pleurer tout en partageant avec ce groupe vos pensées les plus noires.

Qu'avez-vous fait pour vous retrouver enfermé?

J'ai terrorisé un flic qui était venu pour m'arrêter. Je n'ai aucune excuse. Depuis j'ai fait la paix avec ce gars et j'ai même été invité à son mariage. Ma chance est que ce policier m'a pardonné.

Êtes-vous confiant en l'avenir?

J'ai une maladie mentale que j'assume à présent. Cela s'appelle PTSD (trouble de stress post-traumatique) et cela remonte à ma prime enfance. Quand j'entre dans une pièce, j'observe tout de suite où sont les sorties de secours et je cherche à me placer le dos contre un mur pour voir arriver les gens. Est-ce que j'ai peur de replonger ? Oui, j'y pense tous les jours. Mais je reste positif. J'espère sortir du tunnel.

Est-ce que 2020 est l'année du grand retour de Shia LaBeouf à Hollywood?

Je n'ai pas disparu, juste pris du recul pour écrire un film très personnel, «Honey Boy», qui retrace une partie de mon enfance avec mon père entre alcool et drogue. Je suis en train d'écrire un autre scénario et j'ai plusieurs projets en tant que comédien.

Regardez la bande-annonce du film «The Peanut Butter Falcon»:

Regardez la bande-annonce du film «Honey Boy»:

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!