Actualisé 11.07.2007 à 21:29

Jack Lang n'accepte «pas le caporalisme»

«Je n'accepte pas le caporalisme», affirme le député socialiste Jack Lang après avoir claqué la porte de la direction du PS.

Menacé de suspension s'il accepte de participer à la commission sur la réforme des institutions voulue par Nicolas Sarkozy, l'ancien ministre a pris les devants en démissionnant mercredi du secrétariat national et il a «suspendu» sa participation au bureau national du parti.

«Le climat humain s'est détérioré au PS», précise l'ancien ministre dans un entretien à paraître jeudi dans le journal «Libération» et dont certains extraits étaient disponibles mercredi soir sur le site Internet du journal. «Aujourd'hui, je ne me sens pas heureux dans cette maison. Je n'accepte pas le caporalisme».

«J'ai depuis cinq ans participé activement à de nombreux combats», souligne l'ancien ministre. «J'ai consacré beaucoup de temps, auprès de François Hollande, au PS. Je ne m'en plains pas».

«Je ne demande aucune reconnaissance (...) le mot 'merci' est absent de la langue pratiquée actuellement dans les instances du parti», tonne le député socialiste. «Mais au moins pourrait-on espérer une attitude respectueuse des personnes de la part de ses dirigeants».

«J'ai soutenu François Hollande dans des circonstances parfois très difficiles pour lui», conclut Jack Lang.

Dans un courrier adressé à François Hollande et rendu public mercredi, Jack Lang ne précise pas à ce stade s'il compte intégrer la commission voulue par Nicolas Sarkozy pour réfléchir à la future réforme institutionnelle. Mais il laisse la porte ouverte: «Citoyen libre, je servirai mon pays selon les règles de conduite que seule ma conscience me dictera et fort de la confiance populaire qui m'est accordée», écrit-il. Il devrait donner sa réponse après le discours du chef de l'Etat sur les institutions jeudi à Epinal (Vosges). (ap)

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