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FranceJacqueline Sauvage est sortie de prison

François Hollande a accordé à la femme condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent «une remise gracieuse de sa peine d'emprisonnement».

Jacqueline Sauvage a été graciée par le président François Hollande.

Jacqueline Sauvage a été graciée par le président François Hollande.

Keystone

Jacqueline Sauvage, graciée par le président François Hollande, est sortie libre mercredi peu avant 18H30 de la prison de Réau (Seine-et-Marne) où elle était détenue pour le meurtre de son mari violent, a constaté un journaliste de l'AFP.

Une voiture est sortie de ce centre pénitentiaire de Seine-et-Marne, au sud-est de Paris, sans s'arrêter devant les nombreux journalistes présents. Une source policière a confirmé à l'AFP que Jacqueline Sauvage, 69 ans, se trouvait à son bord en compagnie de trois membres de sa famille.

Condamnée à dix ans

«Le président de la République a estimé que la place de madame Sauvage n'était plus aujourd'hui en prison, mais auprès de sa famille», lit-on dans un communiqué de l'Elysée. «Cette grâce met fin immédiatement à sa détention.» Sa fin de peine était fixée au 2 juillet 2018.

Jacqueline Sauvage avait été condamnée à dix ans d'emprisonnement pour le meurtre de son mari violent. Celui-ci lui avait fait subir pendant 47 ans des violences, notamment sexuelles. Ses quatre enfants en avaient également été victimes.

Jacqueline Sauvage avait été reconnue coupable en première instance, comme lors d'un procès en appel en décembre 2015.

«Libérez Jacqueline!»

Sa condamnation en appel avait suscité une vague de mobilisation initiée par ses trois filles, qui avaient témoigné à charge contre leur père. Ses filles avait également demandé une grâce présidentielle, qui avait été appuyée par de nombreux parlementaires et personnalités. Une pétition «Libérez Jacqueline!» avait recueilli 400'000 signataires en France.

Face à cette intense campagne, François Hollande avait accordé en début d'année une grâce présidentielle «partielle» à la sexagénaire. Cette dernière permettait à Jacqueline Sauvage de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle. Refusée dans un premier temps par un tribunal d'application des peines, sa demande de libération conditionnelle avait aussi été rejetée en appel.

(nxp/afp)

(NewsXpress)

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