France/Espagne: «J’ai besoin qu’elle revienne. Je ne peux pas affronter l’alternative»
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France/Espagne«J’ai besoin qu’elle revienne. Je ne peux pas affronter l’alternative»

Une randonneuse britannique partie en solitaire dans les Pyrénées n’a plus donné signe de vie depuis le 22 novembre. Son compagnon est effondré.

«Je suis brisé. Effondré d’annoncer que ma bien-aimée Esther, la personne qui m’a appris à ressentir, a disparu.» Ces mots sont ceux de Dan Colegate, le compagnon d’une randonneuse introuvable depuis le 22 novembre. Esther Dingley, 37 ans, était partie seule pour une expédition dans les Pyrénées, relate le «Guardian».

La dernière fois qu’elle a été vue, la trentenaire se trouvait sur le versant espagnol de la chaîne de montagnes. Elle était censée rentrer mercredi dernier. «Les équipes de recherche et de secours n’ont trouvé aucune trace d’elle, à l’heure qu’il est», a écrit le Britannique sur Facebook.

De son côté, le peloton de gendarmerie de haute montagne de Luchon (France) a lancé un appel à témoin vendredi sur Facebook. «Ce message a pour unique but la sauvegarde de la vie humaine. Même si nous comprenons l’émotion suscitée par ce comportement en cette période de confinement, merci de ne pas commenter à ce sujet. Nous sommes ici face à une situation d’urgence», peut-on lire.

Dan ayant guéri d’une grave infection consécutive à une opération, Esther, lui-même et leurs cinq chiens étaient partis en voyage à travers l’Europe en 2014. Depuis, ils partagent régulièrement leurs aventures sur les réseaux sociaux et leur blog.

La Britannique s’était lancée dans un périple d’un mois en solo quand elle a disparu. Son compagnon, qui l’attendait en Gascogne (sud-ouest de la France), crie aujourd’hui sa détresse: «Je n’ai rien dit, mais cette personne merveilleuse croit au pouvoir de la pensée positive et pour l’instant je prends n’importe quoi si cela signifie qu’elle peut être trouvée. J’ai besoin qu’elle revienne. Je ne peux pas affronter l’alternative», a-t-il écrit.

Le trentenaire dit avoir rejoint les six équipes de recherche, qui s’aident d’hélicoptères et de chiens dans l’espoir de retrouver la trace de la randonneuse. «Elle a toujours essayé de garder le contact, mais parfois lors de ses randonnées, elle était injoignable pendant quelques jours. Ça ne se présente pas bien», estime Dan.

(joc)

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