Gustaf Skarsgard: «J’aime les rôles torturés»
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Gustaf Skarsgard«J’aime les rôles torturés»

L’acteur suédois Gustaf Skarsgard, qui suit les traces de son père et de ses frères, a toujours su qu’il ferait du cinéma.

par
Henry Arnaud, Los Angeles
Le comédien de 39 ans incarne Merlin l’enchanteur dans la série américaine «Cursed», sur Netflix.

Le comédien de 39 ans incarne Merlin l’enchanteur dans la série américaine «Cursed», sur Netflix.

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Incontournable dans le personnage de Floki pour la série «Vikings», Gustaf Skarsgard incarne Merlin l’enchanteur dans «Cursed», à voir sur Netflix. Le Suédois de 39 ans suit les traces de son père Stellan, mais aussi de plusieurs de ses frères, tous comédiens.

Votre approche de Merlin l’enchanteur n’a rien à voir avec le magicien que l’on a vu dans plusieurs adaptations précédentes, pourquoi?

C’est certain que Merlin l’alcoolo raté de «Cursed» n’a rien à voir avec celui du dessin animé Disney (rires). J’ai été attiré par le challenge d’incarner cette version très cynique du magicien. Mes parents me lisaient «Le seigneur des anneaux» quand j’avais 8 ans pour m’endormir et je suis, depuis lors, amoureux de tous les contes et mondes imaginaires.

Vous êtes né dans une grande famille d’acteurs en Suède avec des parents et plusieurs frères dans le septième art. Quel est le meilleur conseil que votre père Stellan vous a donné?

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu être comédien. J’avais 6 ans lorsque nous étions en famille ensemble en haut d’une falaise pour sauter dans l’eau d’un lac. J’étais terrorisé et mon père m’a dit que si je voulais être acteur, je devais être prêt à tout jouer devant une caméra. Il m’a imaginé un personnage, une histoire et m’a crié «moteur». Je me suis élancé sans hésiter pour sauter.

Êtes-vous proches de vos frères Alexander et Bill qui font une carrière internationale comme vous?

Oui et l’avantage principal de la pandémie est que nous sommes plus proches que jamais puisque aucun de nous ne tourne à l’étranger. C’est rare de pouvoir se réunir en famille en Suède comme nous le faisons depuis quelques mois. Cela fait du bien car nos plannings de tournage nous éloignent en général durant des mois.

«Vikings» vous a fait connaître depuis cinq ans. Que dire de l’évolution de la série?

Fioki a fait son temps et la saison 6 part dans une tout autre direction avec une femme forte, ce qui correspond à l’évolution de la société. Je trouve cela très bien. Durant les cinq premières saisons de «Vikings» j’ai pu aller jusqu’au bout de ce personnage excentrique, joyeux, mais aussi violent. J’aime les rôles torturés.

Vous avez également participé à la série «Westworld»…

Même si je tourne depuis mon enfance, c’est vrai que tout a été très vite ces dernières années. Il n’y a plus de frontières pour les acteurs tant que l’on arrive à parler anglais. J’ai plusieurs projets dans mon pays natal, mais je peux à présent vivre en Suède et tourner en Amérique ou ailleurs. C’est génial car la production locale n’est rien en comparaison avec les studios d’Hollywood.

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