Sonisphere: «Jamais vu une telle foule devant des bars»
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Sonisphere«Jamais vu une telle foule devant des bars»

Des festivaliers ont attendu jusqu'à une heure devant les stands de boisson. La chaleur n'est pas la seule explication.

par
Abdoulaye Penda Ndiaye

«J'ai été serveuse de bar dans plusieurs festivals de Suisse romande. Mais c'est la première­ fois que je vois une file énorme comme ça. De 15 h à 21 h, personne n'a eu une seule seconde de répit dans les bars.» Une jeune femme qui faisait partie des 180 serveuses du festival Sonisphere, mercredi passé à Yverdon, reconnaît que certains festivaliers ont fini par craquer. «Le public metalleux est plutôt correct mais après plus d'une heure d'attente pour boire une bière, on peut comprendre que certains pètent un câble», avance-t-elle.

«Tous les professionnels que nous avions contactés avant le concert nous avaient assuré qu'entre 200 et 250 mètres linéaires de bar étaient suffisants», affirme Vincent Sager, directeur d'Opus One. Il admet que cette prévision s'est révélée fausse lors du festival Sonisphere de mercredi passé.

«Il a fait particulièrement chaud et le soleil tapait très fort ce jour-là», rappelle le patron de la structure co-organisatrice de l'événement. Une chaleur qui a fait que les pompiers d'Yverdon ont même envisagé «d'arroser le public». Avant de se raviser, par peur d'un mouvement de panique de la foule.

Mais selon nos informations, la météo n'est pas la seule explication à la longue attente du public aux bars. Le personnel prévu pour l'événement a été réduit: les serveurs devaient initialement avoisiner 280 personnes. Du côté d'Opus One, on préfère parler d'un «redimensionnement du personnel par rapport à un public de 32 000 personnes».

Les 32 000 festivaliers de Sonisphere ont consommé près de 35 500 litres de bière. Selon un spécialiste, un tel débit est «exceptionnel pour un événement de ce genre». En tout cas, il dépasse très largement la moyenne suisse dans les festivals, qui est d'environ 8 dl de bière par personne. Pourtant, découragés par l'affluence, bon nombre de festivaliers ont renoncé à aller se désaltérer

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