Ski alpin: «Janka est sans doute le talent du siècle»

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Ski alpin«Janka est sans doute le talent du siècle»

Le sacre de «Iceman» au classement général a couronné l'extraordinaire saison réalisée par les Suisses.

par
Marc Fragnière
Garmisch
Impressionné par son poulain, Martin Rufener (médaillon) fait de Carlo Janka un exemple. (Photos: afp/key)

Impressionné par son poulain, Martin Rufener (médaillon) fait de Carlo Janka un exemple. (Photos: afp/key)

«Les mots me manquent pour qualifier l'hiver de Carlo, a déclaré le boss des messieurs, Martin Rufener. Je suis tout simplement impressionné.» Epoustouflant, «Janks» a épaté tout le monde. L'un après l'autre, les experts du cirque blanc, ainsi que les anciens et les actuels champions, ont salué les capacités hors norme du prodige d'Obersaxen.

Plus que tout autre, son entraîneur n'a pas tari d'éloges à l'égard de son protégé: «Dans toute ma carrière, je n'ai jamais vu un tel phénomène. Aujourd'hui, la différence entre les coureurs est minime. Pour accomplir ce qu'il vient de faire, il fallait être particulièrement costaud, surtout qu'il n'a marqué aucun point en trois courses à Val-d'Isère, en décembre dernier. On peut presque dire qu'il s'agit du talent du siècle. Il est aussi fort techniquement que mentalement. Seul Roger Federer peut se targuer de posséder les mêmes ressources.»

Carlo Janka partage désormais le rôle de leader de l'équipe avec les deux Didier. «C'est un exemple pour tous, il possède un talent extraordinaire, mais bosse néanmoins comme un fou. Son succès ne doit rien au hasard. La saine rivalité qu'il y a entre les athlètes entraîne une émulation dans notre team», a affirmé Rufener. Une équipe qui a ainsi valu cette saison vingt-cinq podiums (onze succès) en Coupe du monde et trois médailles olympiques (deux titres) à Swiss-Ski.

Pas question toutefois de se reposer sur ces acquis: «Des gens comme Berthod, Albrecht ou Viletta ne sont pas arrivés là où ils devraient être et en vitesse; Küng, Grünenfelder mais aussi Züger et Kreuzer peuvent encore gravir des échelons. Dès qu'un palier est franchi, on est déjà focalisés sur le suivant», dixit le Bernois. De quoi envisager l'avenir avec une certaine sérénité dans le camp suisse.

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