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Jazz et soul s'invitent dans l'antre du rock grâce à Malia

AVENCHES – La chanteuse originaire du Malawi se produit ce soir sur la Grande Scène. Un défi pour elle.

Directrice du Rock Oz', Charlotte Carrel cite volontiers Malia comme un de ses coups de cœur de l'édition 2007. La ravissante artiste anglo-saxone à la voix suave a pour pygmalion André Manoukian, le compositeur français qui a participé de nombreuses fois au jury de l'émission la «Nouvelle star». Ils travaillent ensemble depuis sept ans et ont déjà trois albums à leur actif, dont le dernier, «Young Bones» (jeunes os).

– Dans «Young Bones», titre éponyme de votre nouvel album, vous semblez vous plaindre de la vie?

– (Rires.) J'y parle de ma vie, de ce que j'ai parfois traversé et ressenti alors, avec ses bons et ses mauvais moments. Il faut être parfois costaud. D'ailleurs, avec le temps, on se renforce si on parvient à surmonter une épreuve.

– Vous reprenez en français un standard, «Plus je t'embrasse», écrit et composé à l'origine par Ben Ryan. Pourquoi?

– André Manoukian trouve à la fois étrange et sweet quand je chante en français avec mon accent. Cette langue se prête très bien aussi à la soul et j'aime l'employer en chantant. D'ailleurs, j'adore les vieilles chansons françaises romantiques.

– Vous jouez ce soir sur une grande scène dans un amphithéatre romain, pour un festival plutôt rock. Une première?

– En effet, oui. Je relève ça comme un défi, car c'est la première fois que je joue devant une aussi grande assistance et sur une scène si grande. Quant au public, même si le festival est plutôt connoté rock, je suis certaine qu'il est ouvert et curieux. Le jazz est universel et je ne crains pas de discrimination artistique. Je suis cependant impressionnée et je serai assez nerveuse, mais jouer ici, dans un tel site historique, c'est magique!

Frédéric Nejad

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