Sale temps pour Manuel Valls: «Je clique, je clique, ça ne marche pas»

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Sale temps pour Manuel Valls«Je clique, je clique, ça ne marche pas»

En tentant de faire valider sa candidature à la majorité présidentielle, l'ancien Premier ministre a rencontré quelques soucis techniques. Quand ça veut pas...

par
joc

Décidément, c'est une bien rude semaine qu'est en train de vivre Manuel Valls. L'ancien Premier ministre socialiste, qui voulait rejoindre le mouvement d'Emmanuel Macron, s'est pris un vent monumental en retour. Pourtant, mardi, le principal intéressé était tout feu tout flamme. Sans prévenir le président élu ni personne, l'ex-Premier ministre a annoncé tout de go mardi qu'il serait «candidat de la majorité présidentielle».

Le problème, c'est que Manuel Valls n'a pas respecté la procédure: il était censé s'inscrire sur le site d'En Marche! comme tout le monde. Quelques minutes après l'annonce fracassante de Valls, le porte-parole d'Emmanuel Macron s'exprimait sur Europe 1. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne s'est pas montré tendre envers l'ancien Premier ministre: «Il aurait dû déposer sa candidature comme chacun», a rétorqué Benjamin Griveaux. Celui-ci a ajouté que Manuel Valls disposait encore de 24 heures pour s'inscrire sur la plateforme.

Remis sèchement à l'ordre, Valls a appelé Jean-Paul Delevoye, président de la commission d'investiture. Il espérait pouvoir plaider en sa faveur, mais là encore, l'ancien pensionnaire de Matignon s'est cassé les dents. Et les dures lois de l'informatique n'ont rien arrangé, ce qui a donné lieu à une scène surréaliste, raconte Europe 1: «Jean-Paul, je ne comprends pas. Je clique, je clique sur votre site, mais ça ne marche pas», s'est agité Valls.

Frondeur contre Macron?

Jean-Paul Delevoye lui a poliment expliqué qu'il ne pouvait rien pour lui et que la procédure était la même pour tout le monde. Profitant de l'occasion, l'ancien ministre de Jacques Chirac a glissé à Manuel Valls qu'au sein d'En Marche!, on redoute son éventuelle élection. Certains craignent en effet qu'une fois à l'Assemblée, l'ex-Premier ministre joue les frondeurs contre Emmanuel Macron.

Mercredi, Jean-Paul Delevoye a déclaré que Valls ne remplissait pas «à ce jour» les conditions d'une investiture pour les législatives. «A ce jour, il n'est pas dans les critères d'acceptation de sa demande d'investiture. Et donc dans ce cas très précis, la commission nationale d'investiture ne peut pas analyser la candidature de M. Valls», a-t-il ajouté, précisant qu'il y aurait «aussi la lecture politique».

La République en marche doit annoncer jeudi la liste des candidats retenus. (joc/afp)

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