Uzwil (SG): «Je ferai tout pour que tu meures»
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Uzwil (SG)«Je ferai tout pour que tu meures»

Une ado a reçu des menaces de mort sur les réseaux sociaux. Craignant pour sa sécurité, son père ne l'a plus laissé aller à l'école. Cette décision lui vaut désormais des ennuis avec l'établissement scolaire d'Uzwil (SG).

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and/ofu
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C'est avec le compte bidon «lini_bini_bikini» que l'ado a terrorisé son ancienne amie.

C'est avec le compte bidon «lini_bini_bikini» que l'ado a terrorisé son ancienne amie.

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«Je vais détruire ta famille» ou encore «Je ferai tout pour que tu meures»: ce sont deux des multiples menaces qu'une adolescente saint-galloise de 15 ans a reçues en mai dernier via Instagram, rapporte vendredi le quotidien «Wiler Nachrichten».

Ce n'était pas la première fois que quelqu'un s'en prenait à la mineure. Victime de mobbing, sa situation avait commencé à se dégrader dans l'école à Uzwil (SG), en octobre dernier, à tel point que son père, Claudio Raschle, avait décidé de ne plus la laisser aller en cours de peur qu'il lui arrive quelque chose. Après la découverte des menaces de mort de mai dernier, Claudio Raschle avait alors une nouvelle fois gardé sa fille à la maison. Pour cela, il avait reçu une amende de la part de l'établissement scolaire.

«Je me suis senti abandonné»

Interrogé par «Wiler Nachrichten», le père, qui gère une entreprise spécialisée dans les systèmes d'alarme et de sécurité, explique avoir perdu toute confiance en l'école: «J'aurais souhaité qu'on protège mon enfant de manière efficace.» Et d'ajouter: «L'école a insisté en mai dernier pour que ma fille se rende à nouveau en cours, mais personne n'a pu garantir pour sa sécurité. Je me suis senti abandonné.»

Comme l'état psychique de l'adolescente ne cessait d'empirer, Claudio Raschle a fini par porter plainte à la police. Conséquence: dans un premier temps, tous les portables des camarades de classe de la mineure ont été saisis et contrôlés... mais sans succès. Dans un deuxième temps, les forces de l'ordre sont néanmoins parvenues à remonter l'adresse IP depuis laquelle les menaces avaient été envoyées. Il s'avère qu'elles ont été rédigées par une ancienne amie de la victime, également âgée de 15 ans.

Retourner au train-train quotidien

Claudio Raschle se dit désormais soulagé que la responsable ait pu être identifiée: «Maintenant, on peut retourner à notre train-train quotidien.» L'affaire se trouve actuellement entre les mains du Ministère public saint-gallois.

Reste que malgré tout, le papa ne veut pas renvoyer sa fille à l'école secondaire d'Uzwil (SG). Il ne parvient pas à tolérer la manière dont l'établissement a géré la situation. Sur recommandation d'un centre d'orientation professionnelle, Claudio Raschle a inscrit sa fille à un préapprentissage. «Elle a effectué ses onze années d'école obligatoire et peut désormais faire son préapprentissage dans l'entreprise familiale.» Même si l'école n'a pas encore accepté la demande déposée pour que l'ado puisse quitter l'établissement scolaire, le père espère bientôt pouvoir clore tout ce chapitre.

Contacté, le président de l'école en question, Daniel Wyder, a connaissance de l'affaire mais ne peut s'exprimer en raison de l'enquête en cours.

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