Actualisé 17.01.2013 à 07:43

Quentin Mosimann

«Je lance un appel: je suis ouvert aux rencontres!»

Après avoir participé à l'enregistrement d'un quiz géant avec 750 élèves romands, à Lausanne, en compagnie de Lorie, Quentin Mosimann nous a accordé une interview. A revoir en vidéo.

de
Fabrice Aubert

L'intégralité de l'interview diffusée en direct mercredi 16 janvier 2013.

Vous avez participé à un quiz avec des écoliers romands. Etiez-vous un bon élève?

C'est une bonne question. Disons que j'étais un bon élève auprès des profs. Je m'entendais bien avec eux. J'étais le mec qui faisait un peu rire la classe. Après, dès qu'il fallait passer aux choses sérieuses, c'est-à-dire bosser et avoir des bonnes notes, non. Pour la petite anecdote, j'ai même sauvé mon bac grâce à ma carte d'identité suisse. Quand j'ai passé l'épreuve d'histoire géo, j'ai répondu en français fédéral. Le Monsieur a eu pitié de moi et m'a mis tout juste la moyenne. Et du coup j'ai eu le bac.

Vous n'avez pas continué vos études après?

Non. Juste après mon bac tout est allé très vite. Il y a eu la «Star Ac'», l'album quelques mois après et ça ne s'est jamais arrêté depuis ce moment-là.

Extrait concert de Quentin Mosimann Rock Oz

Vous êtes né à Genève. En dehors de vos lives, vous revenez souvent en Suisse?

Pour la famille, oui. Je suis très famille et j'ai beaucoup de proches en Suisse allemande, du côté de Berne et Lucerne notamment. Donc oui je viens souvent.

Quentin Mosimann au Motion 2012

Vous n'avez jamais pensé à revenir vous y installer?

J'y ai pensé plusieurs fois. Je suis partagé entre mon amour pour la Suisse, pays où j'adore venir me ressourcer et me reposer, ma famille dans le Sud de la France et Paris, l'endroit où tout se passe. Donc je tourne entre les trois toute l'année et ça se passe pas mal.

Interview de Quentin Mosimann à Rock Oz

Les impôts ne vous ont pas poussé à venir ici comme d'autres?

Non. Pourtant j'aurais bien le droit. Je paye mes impôts en France... Et j'en paie beaucoup trop!

Vous êtes venu plusieurs fois à notre rédaction. A chaque fois attendu par groupies. Êtes-vous toujours l'idole des jeunes?

Je ne sais pas mais je sais qu'il y a toujours beaucoup de monde qui me suit et j'en suis ravi. Mais les gens sont surtout là en club quand je joue en Suisse. C'est le plus beau cadeau qu'ils puissent me faire. La vraie relation, que je recherche, c'est la cohésion avec le public quand je suis sur scène.

A l'époque vos fans étaient très jeunes. Alors que le public qui vient vous voir en club est plus âgé. Votre public a changé?

A l'époque je venais de sortir de la «Star Ac'» et il y avait une période où des gens étaient très fans de moi parce qu'ils m'avaient aimé dans l'émission. Une partie de ce public-là est fan de l'émission plus que de l'artiste. Donc le tri s'est vite fait. Et c'est vrai qu'en Suisse, c'est quand même majoritairement des mecs qui viennent en club s'éclater. C'est cool mais c'est vrai qu'il n'y a plus ce côté groupie-filles que j'ai pu avoir à l'époque.

Vous avez été révélé par «Star Academy». Que pensez-vous de la saison en cours?

Je n'ai pas eu vraiment le temps de me pencher dessus. Ce que je sais c'est que je vais aller leur rendre visite pour discuter un peu. Je ne sais pas encore quand. Comme dans toutes les émissions de télé musicales, il y a du très bon et du très mauvais. On est toujours un peu nostalgique du grand plateau, de Nikos, même si Mathieu gère ça très bien. Artistiquement, je trouve qu'il y en a 2 ou 3 qui sortent du lot mais le reste je ne suis pas convaincu. J'adore Zayra et Sidoine. Ce dernier, je l'avais d'ailleurs déjà rencontré sur le casting de la Star Ac' que j'avais faite il y a 5 ans.

Vous êtes coach dans l'émission «The Voice» en Belgique. Comment ça se passe?

Bien, c'est une belle émission. Tous les amateurs de télé-réalité musicale où on suit les candidats ne sont pas forcément fans de «The Voice». Ceux qui regardent l'émission sont plus ceux qui vont s'attacher à la musique et qui veulent voir des chanteurs sur scène. J'adore. Ça fait toujours cliché de dire que c'est avant tout une aventure humaine, mais c'est le cas. En plus l'un de mes talents a gagné l'année dernière donc c'est un bonheur.

Entre «Star Ac'», «Nouvelle Star» et «The Voice», n'y a-t-il pas une overdose de télécrochets?

Et quand il n'y a pas d'émissions comme ça, on se plaint! Non, je suis pour la musique donc je suis plutôt pour tout ça. Dès l'instant où il y a un vrai suivi des personnes qui sortent de ces émissions, chose que moi je n'ai pas eue. Quand on sort, ils nous suivent pendant une semaine et après tu es dans la nature sans savoir comment ça va se passer. Mais je comprends que ce soit difficile pour les productions de gérer tous les candidats sortants.

Vous-même en avez-vous souffert?

J'ai eu la chance d'être entouré très vite et très bien. Mais j'en connais d'autres qui n'ont pas eu cette chance. Et finalement la plus belle opportunité qui s'est présentée à moi était de pouvoir reprendre les platines. Mais même si j'étais bien entouré, c'est quand même difficile de temps en temps de gérer la pression. Mais il faut bosser.

On attendait un nouvel album l'année passée. Vous travaillez dessus?

Je ne peux pas être plus dessus qu'en ce moment. D'ailleurs, quand je vais vous quitter, je vais retourner sur mon ordi pour terminer quelques trucs. On est en train de finaliser l'album. Il sortira au printemps 2013, dans moins de trois mois. Un album electro – évidemment - conceptuel et un peu différent de ce qu'on a pu entendre avant, mais qui reste dans la lignée des derniers titres que je viens de sortir comme «Haters». Et il y aura deux titres inédits sur une compilation, «House bless you», qui arrivera en février 2013.

La musique que vous produisez, comme «Je suis DJ», diffère beaucoup de vos sets en live, n'avez-vous pas peur que le public s'y perde?

C'est une très bonne question! Il y a un fossé qui se crée entre le rapport artiste-maison de disques et artiste-public. J'ai toujours été signé chez Universal music. Mais je les ai quitté parce qu'ils n'ont pas d'accord avec Beatport, première plateforme pour les DJ et amateurs de musique électronique. On s'est séparé d'un commun accord. Avoir la machine Universal c'est super. En revanche, elle te demande des titres en français pour les passer en radio. Donc j'ai fait le test avec «Do you St-Tropez», qui n'a pas trouvé son succès en France mais qui est resté six semaines numéro 1 au Canada. Puis, il y a eu «Je suis DJ», qui n'a pas été multi-diffusé en France mais qui a quand même fonctionné. Après, ce n'est plus la musique que je produis. Je l'ai fait pour être en accord avec les contrats que j'avais signé. Aujourd'hui je fais exactement ce que je veux.

Votre album sera donc plus proche de ce que vous mixez en live?

Complètement.

Vous êtes un véritable showman sur scène au contraire de la plupart des autres DJ. Que pensez-vous de ceux qui se contentent d'aligner des morceaux en pressant «play»?

Du haut de mes 25 ans, je n'ai pas de leçons à donner aux dinosaures du métier. Mais ma façon de voir les choses c'est d'avoir envie de créer une interactivité différente avec les gens. Je n'ai rien inventé, j'ai juste eu envie de créer quelque chose. C'est vrai que quand j'étais plus jeune, Joachim Garraud m'avait époustouflé avec son synthé. Le chant, c'était normal pour moi comme j'ai grandi avec ça. Et je veux le développer encore plus. Pour la nouvelle tournée, on commence à amener un peu de percussions, d'autres synthétiseurs. Mais pour répondre à votre question, je pense que chacun a son style. Ce qui me gêne, ce sont les DJ qui mentent, qui se servent des nouvelles technologies pour synchroniser les morceaux. Moi je me bats pour que la caméra soit derrière les platines et que les gens voient ce qui se passe. Après, il y a un autre paradoxe auquel les gens ne pensent pas toujours. Lorsqu'on est producteur, comme Avicii par exemple, on n'est pas forcément DJ. C'est quelque chose qui vient avec le temps.

Qu'est devenu votre groupe Hot Vocation?

L'amitié existe toujours mais le groupe n'existe plus. Chacun a suivi sa route.

On ne vous a jamais vu en couple. Vous n'avez pas le temps?

J'adorerais. Attendez, mais je lance un appel: s'il y a une Suissesse qui veut me rencontrer, je suis tout à fait ouvert. Évidemment j'ai des histoires à droite, à gauche mais il faut me supporter et me suivre. Ce qui est très difficile. Je pense qu'elle arrivera mais il ne faut pas que je la cherche pour qu'elle arrive.

Le célibat ne vous pèse pas?

Non, j'ai confiance, ça viendra. Mais ne vous inquiétez pas, j'ai une vie quand même (rires).

Avez-vous pris une ou des bonne(s) résolution(s) pour 2013?

Je n'en ai pas trop pris parce qu'on ne les tient jamais. Mais peut-être faire un peu plus de sport et encore plus de musique. J'ai pris un rythme effréné de sortir une nouvelle production tous les 2-3 mois donc on essaie de s'y tenir. Sinon, je serai au Mad le 14 février pour fêter mes 25 ans et au Sundance festival le 29 mars. Et peut-être aussi Electroz'Arènes cet été. Toutes les dates sont sur quentinmosimann.com.

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