Hockey – LNA: «Je les ai chambrés, parce que je suis comme ça»
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Hockey – LNA«Je les ai chambrés, parce que je suis comme ça»

Aligné déjà le jour de sa venue face à ses ex-coéquipiers, Chris Rivera a participé au succès de Fribourg Gottéron contre Genève-Servette (4-2), mardi.

par
Oliver Dufour
Fribourg
Chris Rivera assure qu'il est déjà prêt à tout donner pour sa nouvelle équipe.

Chris Rivera assure qu'il est déjà prêt à tout donner pour sa nouvelle équipe.

Auteur d'un assist sur l'ouverture du score des Dragons à la fin du premier tiers-temps, impliqué dans quelques provocations et même dans une très courte bagarre, le nouveau renfort des Dragons n'est pas passé inaperçu pour ses débuts à la BCF Arena. Si Chris Rivera avait déchaîné les passions avant même sa venue à Fribourg, en raison de déclarations brutales faites par le passé, c'est très détendu et souriant qu'il a livré ses premières réactions d'après-match.

Comment s'est déroulée votre arrivée à Fribourg?

Ca s'est bien passé. Je suis allé me présenter à tout le monde. Bien sûr, les joueurs étaient un peu choqués d'apprendre mon transfert, mais j'ai été bien accueilli, aucun souci. J'ai même déjà mis de l'argent dans la boîte pour la célébration de la victoire ce soir (ndlr: mardi)!

On dit que vous auriez déjà pu rejoindre les Dragons au printemps. C'est vrai?

Il y a eu des pourparlers, oui. A ce moment j'avais des discussions avec plusieurs clubs, dont Fribourg. Mais ça ne s'est pas fait à ce moment-là, pour des raisons que je ne vais pas évoquer.

A quoi avez-vous pensé sur la route jusqu'ici, après avoir quitté Genève?

J'ai pensé à tout ce que j'ai vécu avec Genève-Servette. C'était une journée très riche en émotions. J'ai pensé à ma famille, aussi. Après mon premier entraînement ici, j'ai aussi versé quelques larmes, c'est normal. Mais il y avait aussi pas mal d'appréhension avant ce match.

L'entraîneur Gerd Zenhäusern vous a-t-il consulté pour savoir si vous étiez prêt à jouer directement contre votre ancien club, avant de vous inscrire sur la feuille de match?

Non, pas du tout. On m'a juste annoncé que j'allais jouer.

Et c'était une bonne chose?

Je crois que oui, pour directement se mettre dans le bain. J'avais besoin d'un défi comme ça dans ma carrière.

Avec un assist, un peu de bagarre et une victoire, votre saison est plutôt bien lancée, non?

Oui, c'est exactement ça. Et les coups, ça fait partie du jeu, je suis aussi là pour défendre mes coéquipiers. Je voulais un peu montrer ce que j'avais dans le ventre.

Votre explication musclée avec Noah Rod, qui vous a plaqué au sol, c'était quelque chose de particulier? Vous vous étiez déjà un peu cherchés plus tôt dans le match.

Non, c'est venu comme ça. Il a fait une mauvaise charge sur un coéquipier et c'était mon rôle d'intervenir. Je préfère de toute façon ce genre d'action au jeu gentil.

On vous a un peu chambré dans le camp adverse?

Non, pas vraiment. C'est plutôt moi qui les ai chambrés. Parce que je suis comme ça.

A l'annonce de votre assist, les réactions étaient un peu contrastées. Il y a eu quelques sifflets...

Je ne les ai pas entendus. Mais je dois remercier les fans, parce qu'ils ont été très corrects avec moi, malgré les soucis que nous avons eus par le passé. Et merci aussi à ceux de Genève-Servette, qui m'ont soutenu toutes ces années.

Justement, ça vous a perturbé que vos vieilles déclarations refassent surface?

Non, pas tellement. J'étais prêt à accepter les critiques. Et je dois vraiment remercier ma femme, Maeva, qui m'a énormément soutenu dans tout ça. Encore une fois, j'étais jeune. C'était une autre équipe, une autre époque. La rivalité était alors vraiment très forte. Oui, j'ai dit des bêtises, mais c'est du passé. Et je tiens encore une fois à faire mes excuses pour mes propos. Maintenant, je veux faire en sorte qu'ils m'aiment bien ici!

Et votre départ de Genève un peu chaotique?

Oui, je suis un peu déçu de partir de cette manière, mais c'est du passé et je n'en veux à personne. Je ne veux pas envenimer les choses. J'ai beaucoup de respect pour le GSHC et ça restera le cas. Je ne peux rien dire de plus à ce sujet. Mais peut-être qu'après ma carrière j'écrirai un livre (rires)! Maintenant je veux aller de l'avant avec Gottéron. Ma mentalité, c'est de gagner, alors c'est ce que je vais essayer de faire. J'ai encore beaucoup d'émotions à vivre ici. Et beaucoup de bonnes, j'espère!

Twitter, @Oliver_Dufour

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