Inde: «Je m'empoisonne si mon mari n'est pas libéré»
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Inde«Je m'empoisonne si mon mari n'est pas libéré»

«Blick» s'est rendu en Inde, dans le village où habitaient les présumés violeurs de la touriste suisse. Les femmes des accusés, persuadées de leur innocence, sont désespérées.

par
Olivia Fuchs
Simla, 17 ans, dépend du revenu de son mari. Celui-ci se trouve actuellement en détention pour le présumé viol de la touriste suisse.

Simla, 17 ans, dépend du revenu de son mari. Celui-ci se trouve actuellement en détention pour le présumé viol de la touriste suisse.

Une route poussiéreuse mène vers le village de Jharia. Des enfants courent pieds nus à travers les rues. Deux buffles sont attachés au milieu de la petite localité composée d'habitations colorées. C'est ici que vivaient les six Indiens, accusés d'avoir violé une touriste suisse, vendredi passé. Jharia est situé non-loin de l'endroit où la Suissesse de 39 ans a été agressée alors qu'elle dormait sous une tente (20 minutes du 16 mars).

«Blick» est parti à la rencontre des épouses des présumés violeurs. Elles sont persuadées de leur innocence. Simla, 17 ans, est désespérée. Elle ne sait plus comment nourrir ses trois enfants depuis que son époux n'est plus là. Il était la seule source de revenus pour la famille. «C'est une grande injustice. Je m'empoisonne si mon mari n'est pas bientôt libéré», a raconté l'Indienne au quotidien alémanique.

Les habitants du village croient à un complot des autorités. «Nous sommes victimes de la justice. Nos maris ont été arrêtés uniquement parce que notre village se trouve à proximité de l'endroit où le drame s'est déroulé. Mon mari Brijesh n'aurait jamais fait une chose pareille. Ce n'est pas un monstre», a expliqué Suwentra, 16 ans.

Dimanche, la police indienne avait annoncé que cinq des suspects étaient passés aux aveux. «Ils passaient par là, ont remarqué le couple qui montait la tente et y ont vu l'occasion de commettre leurs méfaits», avait indiqué la police locale.

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