Hockey - LNA: «Je me concentre sur ce que je peux influencer»

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Hockey - LNA«Je me concentre sur ce que je peux influencer»

Surnuméraire à Fribourg, l'ailier droit Pavel Rosa avait résilié son contrat avant Noël. Le Tchèque vit désormais la même situation dans son nouveau club, Lugano.

par
Marc Fragnière
Zurich

Engagé à l'origine par les Tessinois

pour pallier le départ de Patrice Bergeron en NHL, l'attaquant

est de nouveau surnuméraire.

L'engagement d'un concurrent incarné par l'attaquant canadien Charles Linglet n'arrange pas les affaires du natif de Most. Relégué dans les tribunes, il prend son mal en patience, en attendant qu'on lui accorde à nouveau du temps de jeu.

– Pavel Rosa, vous avez quitté Gottéron et signé à Lugano dans la foulée. Comment cela s'est-il passé?

– La situation à Fribourg ne me convenait pas. Une fois celle-ci résolue, mon agent et moi avons cherché un autre club. Et Lugano s'est montré intéressé. Ma priorité était de rester en Suisse.

– Aviez-vous un peu sondé le terrain avec votre compatriote Jaroslav Bednar, lequel a lâché Lugano en cours de saison?

– Je le connais bien, mais je ne l'ai pas du tout appelé à ce propos.

– Vous avez quitté Fribourg dans l'espoir de retrouver du temps de jeu... Ça fait maintenant

trois parties que vous avez regardé vos coéquipiers jouer depuis les gradins. Comment vivez-vous cette situation?

– C'est très difficile pour moi. D'autant plus que je me sens très bien sur la glace. J'adore le hockey, je m'astreins volontiers aux entraînements sur glace, mais aussi en salle de musculation.

Je fais tout cela dans le but de disputer des matches. Dès lors, c'est très dur à vivre.

– C'est la première fois dans votre

carrière que vous êtes confronté à ce genre de frustration...

– A Fribourg, ça a été difficile. Je ne savais pas comment gérer cette situation nouvelle. J'ai eu besoin de trois semaines pour m'y faire et trouver la bonne attitude. Même si ça reste très difficile, depuis fin novembre, je sais comment gérer cette situation.

– Aujourd'hui, vous êtes de nouveau surnuméraire. On imagine votre frustration, d'autant plus que Charles Linglet vient d'arriver...

– Je le répète, ce n'est pas facile,

mais ce n'est pas ma décision.

Le seul endroit où j'ai un pouvoir de décision, c'est sur la glace. Je me suis posé beaucoup de questions à Fribourg. J'en ai souffert. Maintenant, je me contente de gérer ce que je peux influencer, à savoir mon travail sur la glace et l'entraînement

hors patinoire.

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