Anya Taylor-Joy s'est sentie comme une marginale
Publié

Anya Taylor-Joy«Je me suis souvent sentie comme une marginale»

L’actrice Anya Taylor-Joy est actuellement à l’affiche de «The Northman», un film qui se joue chez les Vikings.

par
Henry Arnaud
L’actrice britanno-américaine a obtenu son premier rôle au cinéma en 2015.

L’actrice britanno-américaine a obtenu son premier rôle au cinéma en 2015.

IMAGO/NurPhoto

C’est son rôle de championne d’échecs dans «Le Jeu de la dame», qui a fait un carton sur Netflix, qui a fait d’elle une actrice célèbre et appréciée. À 26 ans, Anya Taylor-Joy, qui dit méditer en boîte de nuit, est de retour sur grand écran dans «The Northman», une fable violente sur un conte viking, à voir actuellement sur grand écran.

Comment faites-vous face à votre énorme popularité depuis que le grand public vous a découverte dans «Le Jeu de la dame»?

Le succès ne me monte pas à la tête, car je n’ai jamais voulu être comédienne pour ça. Chaque jour qui passe, je suis de plus en plus amoureuse de mon job. C’est ça qui m’importe, je suis là pour le travail. Le succès est quelque chose de formidable, mais d’éphémère. Je me sens privilégiée de vivre de ma passion avec des gens talentueux. Mon but est de continuer le plus longtemps possible en donnant le meilleur de moi devant les caméras.

Comment gardez-vous les pieds sur terre?

Grâce à mes parents, qui sont mes meilleurs amis. Je leur suis reconnaissante des multiples expériences que j’ai vécues dans ma jeunesse grâce à eux. Enfant en Argentine, j’avais des chiens, des chats, des chevaux et des canards autour de moi et j’étais un vrai garçon manqué. Quand nous avons quitté la pampa argentine pour Londres, je n’avais plus qu’un seul animal: un hamster à trois pattes. Vous parlez d’un changement de la campagne à la ville! Mes expériences de vie me donnent un avantage, celui de m’adapter en toute circonstance.

Comme dans «The Northman», qui se déroule à l’époque des Vikings et où vous incarnez Olga, l’amoureuse d’Amleth, joué par Alexander Skarsgard…

Exactement. Je n’ai aucun problème à me rouler dans la boue ou à m’asseoir sur de l’herbe trempée. (Rire.) J’aime incarner une femme qui se bat pour s’imposer et survivre dans un environnement hostile.

Vous incarnez souvent des personnages en marge de la société.

Oui, et ils sont mes favoris. Je n’ai pas voulu être actrice pour la gloire, mais pour apporter de l’empathie en donnant ma voix à des femmes qui ne sont jamais mises en avant dans la société. Je peux me retrouver d’une certaine manière dans tous ces rôles. Je me suis souvent sentie comme une marginale. C’est devenu ma force. Je ne cherche pas à me fondre dans la masse et suivre le troupeau. Soyons fiers de nos différences.

Ton opinion

6 commentaires