Cyclisme: «Je mentirais si je disais que je n'étais pas prêt»
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Cyclisme«Je mentirais si je disais que je n'étais pas prêt»

Fabian Cancellara ne se cache pas. Parmi les grands favoris à la course en ligne de dimanche aux Mondiaux de Ponferrada (Esp), le Bernois assume son statut avec aplomb.

«Spartacus» a totalement axé sa saison sur les Mondiaux.

«Spartacus» a totalement axé sa saison sur les Mondiaux.

«Ce n'est un secret pour personne. Ce titre manque à mon palmarès et j'ai envie de combler ce vide», a reconnu le rouleur d'Ittigen jeudi lors d'un point presse à son hôtel. «Cela ne veut toutefois pas dire que je me mets une pression excessive sur les épaules. J'ai déjà gagné beaucoup de grandes courses. J'ai l'expérience de ce type d'événement et je reste calme», a ajouté le coureur de 33 ans.

Après les classiques du printemps, lors desquelles il a notamment gagné le Tour des Flandres et terminé sur le podium à Paris-Roubaix et Milan-San Remo, «Spartacus» a totalement axé sa saison sur les Mondiaux. Et plus précisément sur la course en ligne, lui qui a zappé le contre-la-montre de mercredi dernier.

«J'avais un plan et je m'y suis tenu. Disputer ce chrono m'aurait coûté beaucoup d'énergie. Ce n'est pas une décision que l'on prend à la légère même si, quand on a mon palmarès en contre-la-montre, cela facilite les choses», a relevé celui qui a déjà été sacré à quatre reprises dans cette épreuve aux Mondiaux.

Bref, le Bernois est fin prêt pour s'attaquer dimanche aux 254,8 km du parcours de Ponferrada. «Je mentirais si je disais que je n'étais pas prêt», a-t-il reconnu. «J'ai fait tout ce que j'avais à faire pour arriver en forme. Mais cela ne garantit évidemment pas un succès. Je n'ai pas tous les éléments en main», a-t-il prévenu, faisant notamment allusion à l'infériorité numérique dans laquelle se retrouveront les Suisses dimanche.

Un règlement injuste

La présence helvétique se résumera en effet à trois coureurs, contre neuf pour les Espagnols, Italiens, Français, Belges, Allemands et autres Australiens. La faute à un système de calcul de points défavorables à la formation suisse IAM Cycling, elle qui appartient à la 2e division (ProContinental) tout en étant très active sur le World Tour.

«Ce règlement n'est pas juste. Comment est-il possible que les points d'un Mathias Frank (réd: le leader des IAM) ne soient pas pris en compte ?», a regretté Cancellara. «Nous n'avons toutefois pas le choix. Il faudra s'adapter et se montrer malin. Notre équipe est petite mais soudée. Et avec Michael (Albasini) et Danilo (Wyss) je dispose de deux coéquipiers de qualité, qui ont montré ces dernières semaines qu'ils étaient en forme», a-t-il commenté.

Concernant le tracé des Mondiaux, un circuit de 18,2 km qui sera parcouru à 14 reprises, Cancellara a estimé qu'il s'agissait «d'un parcours typique pour un championnat du monde». Les deux ascensions ne sont pas très sélectives, mais l'accumulation des efforts risque de peser quand il faudra attaquer le dernier tour. «Cela sera une course dure, sélective», a estimé le Bernois, dont les qualités de puncheur pourraient s'avérer décisives dans le final.

De là à dire que Cancellara dispose d'une dernière chance en or d'enfiler enfin ce maillot arc-en-ciel ? «Non, car il me restera encore l'édition 2015 (réd: à Richmond/EU). Mais là n'est pas la question. Pour l'instant, toutes mes pensées sont tournées vers la course de dimanche», a-t-il lâché. (ats)

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