Jamie Bell - «Je m’inquiète de la planète que nous laissons à nos enfants»
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Jamie Bell«Je m’inquiète de la planète que nous laissons à nos enfants»

A l’affiche de «Sans aucun remords» sur Amazon Prime, Jamie Bell a livré quelques rares confidences sur sa vie de jeune papa.

par
Henry Arnaud
L’acteur est à l’aise aussi bien dans les blockbusters que dans des films indépendants. 

L’acteur est à l’aise aussi bien dans les blockbusters que dans des films indépendants.

Getty Images via AFP

A 35 ans, il est un des acteurs les plus versatiles de sa génération. Jamie Bell garde aussi le plus grand secret sur sa vie de famille. Jeune papa d’une fille de 2 ans, le Britannique avoue tout de même être un père protecteur et inquiet pour l’avenir.

Vous avez épousé l’actrice Kate Mara en 2017, qui a récemment révélé avoir vécu une fausse couche au début de votre relation. Comment avez-vous surmonté cette épreuve?

Je suis fier de Kate, qui a voulu partager cette histoire pour aider d’autres femmes qui peuvent connaître le même drame. J’ai découvert que la structure médicale, pour aider une future maman à faire face aux épreuves, est plus que médiocre aux États-Unis. Je me suis efforcé d’être le plus présent possible car c’est la seule chose à faire. On a surmonté cela à deux. Et nous avons d’autant plus apprécié notre bonheur d’être parents d’un beau bébé en pleine forme en mai 2019.

Quel genre de papa êtes-vous?

Un papa ultraprotecteur, c’est certain. Je ne donne jamais aucun détail sur mes enfants (ndlr: il est également papa d’un garçon né en 2013 qu’il a eu avec sa précédente compagne, Evan Rachel Wood), pour leur éviter d’être dans l’œil du public. Je n’oublierai jamais un truc qu’a dit Will Smith: «Quand on achète une nouvelle TV, on vous donne une notice d’utilisation de plusieurs dizaines de pages. Quand vous devenez père, on vous donne le bébé dans les bras et on vous dégage de l’hôpital. Débrouillez-vous!» J’admire d’autant plus les femmes depuis que je suis papa car elles ont un instinct maternel qu’aucun homme ne réalise avant d’être parents.

Est-ce que le futur vous inquiète?

Et comment! Tout a changé en devenant papa. Jeune, je ne prêtais guère attention aux affaires du monde. La politique ou l’économie, je voyais cela comme du brouhaha alors que j’étais concentré sur ma carrière. Mais aujourd’hui j’ai peur. Je m’inquiète de la planète que nous allons laisser à nos enfants, aux générations futures. Mes enfants sont Américains alors que je suis Anglais. Je n’ai pas envie d’un monde où on érige des barrières protectionnistes, où on détruit nos ressources et notre environnement sans se soucier des décennies à venir. Ces cinq dernières années aux États-Unis m’ont enseigné quelque chose: on doit se battre pour avoir des élus responsables et tournés vers les jeunes générations pour sauver ce qui peut encore l’être.

Vous êtes à l’affiche de «Sans aucun remords» sur Amazon Prime Vidéo et vous tenez à changer de rôle d’un projet au suivant. Aimeriez-vous tourner une suite de l’un de vos films?

La diversité est importante, cela me stimule. S’il y a un personnage que j’aimerais revisiter, c’est celui de Bernie Taupin, que j’incarnais dans «Rocketman». Le scénario tournait autour d’Elton John, dont Bernie est le parolier depuis ses débuts. Au-delà de ce duo d’artistes, il y a une histoire fascinante à raconter sur cet homme. Taupin a enregistré un album solo quand ils se sont séparés. Il a écrit notamment la chanson «Have Mercy on the Criminal» qui ferait un excellent titre de film. La vie de Bernie est tout aussi riche et complexe que celle d’Elton John.

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