Amber Heard: «Je n'ai jamais été dans le placard!»

Actualisé

Amber Heard«Je n'ai jamais été dans le placard!»

Pour Amber Heard, le cinéma est idéal pour faire évoluer l'esprit des gens. Surtout au sujet de la tolérance autour des minorités sexuelles.

par
Benjamin Blanc
L'actrice américaine de 29 ans a toujours assumé sa bisexualité.

L'actrice américaine de 29 ans a toujours assumé sa bisexualité.

photo: Reuters/© Luke Macgregor / Reuters

La femme de Johnny Depp joue dans «Danish Girl», l'histoire d'une pionnière trans. L'occasion pour elle d'évoquer sa sexualité et sa fierté d'appartenir à la communauté LGBT.

Qu'avez-vous appris au sujet de la communauté transgenre en tournant ce film?

J'ai des amis dans cette communauté, donc je dirais que la question est moins de savoir ce que j'ai appris que ce que j'en ai retiré. C'est-à-dire le fait que cette histoire date de près de cent ans et que c'est seulement maintenant qu'elle est portée à l'écran. J'ai réalisé combien un grand nombre de personnes sont marginalisées et désespérément sous-représentées. Disons que je le savais déjà mais cela m'a vraiment frappée en parlant du film ces derniers mois.

Ce sujet a-t-il plus de résonance pour vous puisque vous avez fait votre coming out en 2010 à GLAAD (l'alliance gay et lesbienne contre la diffamation)?

Je n'ai jamais fait de coming out. J'ai toujours été out. Je n'ai jamais été dans le placard! J'ai toujours vécu ma vie comme je le souhaitais. Je n'ai jamais voulu cacher quelque chose dont je n'ai pas honte. J'ai fait un discours à un événement de GLAAD et les gens confondent ce discours avec un coming out. Mais oui, en tant que membre de la communauté LGBT (lesbienne, gay, bisexuelle et transsexuelle), cette histoire a pour moi une résonance personnelle et je suis très fière qu'on en discute. Fière qu'on essaie d'en parler dans les médias grand public et de redéfinir les étiquettes qu'on pose sur les gens.

Croyez-vous qu'un film puisse changer l'attitude des gens?

Oui, à mon avis c'est le médium le plus efficace qu'il existe pour influencer notre culture, informer le public et faire évoluer les esprits. On a cet outil incroyablement puissant à disposition, mais on le sous-utilise au lieu de faire progresser les choses.

Dans un autre registre, pouvez-vous nous parler de «Terriergate», l'affaire des terriers ? S'agit-il de vos chiens ou de ceux de Johnny?

Ce sont nos chiens. J'aimerais pouvoir vous en parler, mais je ne peux pas pour des raisons légales.

Cette affaire a-t-elle changé votre opinion de l'Australie?

J'ai adoré l'Australie. J'avais la chance d'être en vacances quand je m'y trouvais. J'ai donc eu le luxe de n'avoir rien à faire d'autre que de peindre, de cuisiner et de profiter du farniente. C'était génial.

Puisque vous aimez peindre, avez-vous pu admirer les tableaux peints par les protagonistes du film?

Oui, d'ailleurs il y avait un tableau de moi en ballerine sur le plateau, c'est-à-dire de mon personnage, Ulla, peint par Gerda dans le film. C'était bizarre parce qu'on aurait dit une reproduction exacte de mon visage. Je l'avais vaguement remarqué en arrière-fond au début du tournage sans vraiment l'examiner de près. Ce tableau m'irritait et je ne savais pas pourquoi jusqu'à ce que je réalise qu'il s'agissait en fait de moi !

Avez-vous pris des cours de danse pour incarner une ballerine?

Oui, je voulais essayer d'avoir un peu la grâce d'une ballerine, ce qui clairement n'est pas inné chez moi.

Regardez la bande-annonce du film «Danish Girl», avec Amber Heard, dès le 20 janvier 2016 au cinéma:

Ton opinion