GENÈVE: «Je n'ai jamais fait exciser mes deux filles»

Actualisé

GENÈVE«Je n'ai jamais fait exciser mes deux filles»

Une expertise française révoque les conclusions genevoises qui ont mené David Imhof en prison.

par
Shahïn Ammane

«Les médecins des Hôpitaux universitaires genevois ont fourni un faux certificat à la justice sur la prétendue excision des deux filles de M. Imhof», a annoncé mercredi Pierre Bayenet, l'avocat du père. «Elles ont tout au plus subi une intervention symbolique qui consiste en une piqûre sur le prépuce du clitoris sans altération des sensations. Et ceci contre la volonté de mon client», détaille-t-il.

Franco-suisse converti à l'islam il y a vingt et un ans, David Imhof n'a eu de cesse de dénoncer une machination depuis quinze ans que dure cette affaire. «Je suis attaqué sur ma religion, souligne-t-il. Je n'ai jamais fait exciser mes filles, âgées à l'époque de 6 et 7 ans, en Malaisie. Ce procédé barbare m'a été imputé à tort.»

Trois examens réalisés à Genève ont donné trois résultats différents. «Ce qui démontre la mauvaise foi des médecins», observe l'homme, qui entend traîner quatre praticiens des HUG devant la justice pour dénonciations calomnieuses. Il aura passé deux semaines en préventive lors de cette inculpation pour lésions corporelles graves.

A la suite de l'expertise française, menée sur la fille cadette, le juge d'instruction Michel Graber a ordonné un nouvel examen, qui a confirmé les résultats précédents. Le juge, qui entend l'experte ce jeudi matin, pourrait donc classer le dossier. «Je demanderai toutefois une évaluation psychiatrique pour déterminer les dommages causés à mon aînée», conclut David Imhof.

Ton opinion