Berne: «Je ne peux pas les vendre comme des objets»
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Berne«Je ne peux pas les vendre comme des objets»

Des habitants de Brienz (BE) se sont plaints du bruit émanant d'une volière. L'habitat des volatiles a été construit sans autorisation et son propriétaire devra tout démonter.

par
Benjamin Lauener/ofu
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Voici où vivent la quarantaine de petits perroquets de Jörg Kammer.

Voici où vivent la quarantaine de petits perroquets de Jörg Kammer.

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Ils devront bientôt changer de foyer parce que des voisins se sont plaints du bruit. Ces plaintes ont révélé un autre problème: leur propriétaire n'a jamais demandé d'autorisation pour la volière.

Ils devront bientôt changer de foyer parce que des voisins se sont plaints du bruit. Ces plaintes ont révélé un autre problème: leur propriétaire n'a jamais demandé d'autorisation pour la volière.

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Jörg Kammer adore les oiseaux. Depuis treize ans, le Bernois possède une volière dans laquelle vivent plusieurs dizaines de petits perroquets. Mais sa passion n'est pas du goût de ses voisins. Plusieurs d'entre eux ne supportent plus le bruit que font la quarantaine de volatiles. Ils se sont plaints auprès de la commune de Brienz.

Des recherches de «20 Minuten» montrent que pour les autorités, le plus grand problème n'est pas le bruit. Jörg Kammer n'a en effet jamais demandé d'autorisation pour sa volière. Et d'ajouter que la zone sur laquelle se trouve l'installation n'est pas prévue à cet effet.

Volière sur mauvaise zone

L'amoureux des animaux a beaucoup de mal à digérer ce qui se passe actuellement... d'autant plus qu'un de ses voisins, habitant à environ 200 mètres de chez lui, dispose d'une volière de pigeons encore plus grande que la sienne: «Elle se trouve sur la même zone que la mienne!»

Quand Kammer a demandé à la commune pourquoi son voisin pouvait avoir une volière et lui non, on lui aurait simplement répondu que cela ne le regardait pas. Il apprendra le 10 septembre prochain le délai pour lequel il devra démonter l'habitat de ses perroquets.

En attendant, le Bernois est triste et inquiet: «Je ne peux pas vendre ces animaux comme des objets. Je dois m'assurer qu'ils sont bien dans leur nouvel habitat et qu'ils sont bien traités.»

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