Journée de la bonne action - «Je ne pouvais pas laisser ma sœur dans cette situation»
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Journée de la bonne action«Je ne pouvais pas laisser ma sœur dans cette situation»

Les enfants d’Émilie Juillerat ont perdu leur père il y a deux ans. Leur «Tata chérie d’amour» est depuis lors une présence bienfaitrice, qui aide à surmonter le deuil.

par
AMI
Émilie Juillerat, à gauche, et sa sœur, Lise Giezendanner.

Émilie Juillerat, à gauche, et sa sœur, Lise Giezendanner.

«Sans se poser de questions, le jour même du décès de mon mari, ma sœur a débarqué chez moi, avec ses valises.» Le 21 juin 2019, l’heureuse histoire d’Émilie Juillerat prend fin lorsque Jérôme, son époux, quitte subitement ce monde. Une fin tragique, qui laisse un vide immense dans le cœur d’Émilie et de leurs trois enfants, alors en bas âge.

Lise Giezendanner, la sœur d’Émilie Juillerat, n’hésite pas une seconde. «J’ai débarqué chez elle, c’était évident. Je ne pouvais pas laisser ma sœur dans cette situation.» Elle prend immédiatement congé auprès de son employeur, «squatte» le canapé pendant deux mois, s’occupe des tâches ménagères et des enfants. Elle seconde sa sœur dans les démarches auprès des pompes funèbres. «À 38 ans, on n’est pas du tout prête à vivre ça», se souvient Émilie Juillerat, les yeux remplis de larmes.

«Ce n’est presque pas normal quand elle n’est pas là»

Depuis, Lise Giezendanner est un soutien sans faille. Afin que sa sœur puisse souffler un coup, elle s’occupe régulièrement de son neveu de 6 ans et de ses nièces, des jumelles de 3 ans. Elle a même déménagé dans un village voisin afin d’être plus proche de la famille. Les enfants l’appellent «Tata chérie d’amour». «Ils lui sautent au cou quand elle entre chez nous, souligne Émilie Juillerat. Ils sont tellement habitués. Ce n’est presque pas normal quand elle n’est pas là.»

La famille peut compter sur son énergie, sa bonne humeur et son apparente insouciance. Elle donne énormément d’elle-même, mais sans se prendre la tête. «Pour moi, une héroïne, c’est plutôt en bas lycra, ce n’est pas forcément moi en baskets, rigole-t-elle. Je suis la tata cool qui va leur filer des bonbons et du chocolat. Ma sœur est une grande cuisinière et pâtissière. Moi, je suis nulle, j’aime manger. Je suis la bricoleuse.» Émilie rajoute: «Moi, je ne sais pas planter un clou! Et mon fils adore faire des bricolages avec sa tante. Mais pas des bricolages d’enfants. À la perceuse, visseuse et tout!» Les derniers en date: monter des chaises pour le bar de la cuisine et réparer la tondeuse. Des tâches dont s’occupait le défunt père et mari.

Une deuxième maman?

Lise Giezendanner sait que ni elle ni personne d’autre ne remplacera Jérôme Juillerat. Est-elle une deuxième maman? Non plus. «Je ne serai jamais une maman. Mais je prends beaucoup de place dans leur cœur et ils prennent aussi beaucoup de place dans le mien.» Émilie Juillerat n’est pas complètement du même avis. «Elle est comme une deuxième maman, mais quand on est maman on fait tout ça pour ses enfants et elle, ce ne sont même pas ses enfants.»

«LA JOURNÉE DE LA BONNE ACTION» EST UNE INITIATIVE DE COOP SUISSE

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