Euro 2016: «Je ne sais pas ce qui se passe avec nos maillots»
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Euro 2016«Je ne sais pas ce qui se passe avec nos maillots»

En faisant jeu égal avec la France (0-0), la Nati n'a affiché qu'une véritable faiblesse: la fiabilité de ses tuniques. Plusieurs joueurs ont dû en changer.

par
Nicolas Jacquier
Lille
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Breel Embolo a vu son équipement craquer durant le match.

Breel Embolo a vu son équipement craquer durant le match.

Keystone/Jean-christophe Bott
Granit Xhaka a également dû changer de tricot, le sien ayant lâché en cours de match.

Granit Xhaka a également dû changer de tricot, le sien ayant lâché en cours de match.

AP/Frank Augstein
Les maillots helvétiques n'ont pas affiché une solidité à toute épreuve.

Les maillots helvétiques n'ont pas affiché une solidité à toute épreuve.

epa/Laurent Dubrule

A Lille, dans la finale du groupe A qui lui a ouvert les portes du prochain tour (et d'un huitième de finale qu'elle disputera samedi à Saint-Etienne), la Suisse a rencontré plus de problèmes avec ses maillots qu'avec les attaquants de Didier Deschamps, qu'elle a réussi à contenir. A trois reprises au moins en première période déjà, on a vu un joueur suisse devoir aller changer son maillot déchiré. Pourquoi ces maillots n'ont-ils pas tenu le choc, jusqu'à partir en lambeaux? Par ordre d'entrée en scène, Mehmedi, Xhaka et Embolo ont chacun pu se poser la question.

Des maillots pas solides

Au Tessin déjà, lors de son ultime match de préparation contre la Moldavie, les maillots helvétiques avaient affiché quelques faiblesses au niveau de leur solidité. Ce dimanche soir, la défense de Petkovic est apparue nettement plus solide que l'étoffe constituant les maillots à croix blanche, étrangement peu fiables. A quoi cela est-il dû? La question revenait bien sûr dans toutes les discussions d'après-match. Contre l'Albanie déjà, Embolo avait dû changer de tunique en cours de partie. «Je ne sais pas ce qui se passe avec nos maillots. Nous, les joueurs, on a montré que l'on était prêts. Aux personnes concernées dans notre staff de l'être aussi!», s'exclamait le jeune attaquant dans les entrailles du stade lillois.

Leçon retenue

Si la question n'était pas loin d'agacer Alex Miescher, le CEO de la Fédé – «Arrêtez avec ces histoires, ce qui compte, c'est notre qualification» –, elle a plutôt fait sourire Peter Gilliéron, le boss du football helvétique. «C'est la première fois que je vois ça. Peut-être est-ce un artifice de notre sponsor équipement (ndlr: Puma) voulant créer le buzz? Il faudra que l'on trouve la réponse.» Accessoirement, un(e) couturier(ère) pour rapiécer tout ça.

Excepté ce curieux souci esthétique, la Suisse a montré qu'elle avait retenu la leçon de Salvador (déroute 5-2 lors du Mondial brésilien). «On a vu que l'on était à la hauteur de la France, se réjouissait le président de l'ASF. C'est la confirmation de ce que l'on est en train de mettre en place depuis plusieurs années. Aujourd'hui, on a l'impression que c'est la normalité de se qualifier.»

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