Attentats à Paris: «Je ne savais pas que c'étaient des terroristes»
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Attentats à Paris«Je ne savais pas que c'étaient des terroristes»

Un riverain a expliqué aux journalistes que c'est contre son appartement que les policiers ont donné l'assaut. Il aurait hébergé les terroristes sans le savoir.

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23.06 Selon Le Soir, Salah Abdeslam a été retenu pendant 30 minutes par des gendarmes français, le 14 novembre. Ils n'avaient pas reçu d'informations concernant sa radicalisation.

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BFM TV
16.06 Un lycéen de 17 ans raconte à BFM TV sa rencontre avec Salah Abdeslam, avec qui il a passé une partie de la nuit qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.

16.06 Un lycéen de 17 ans raconte à BFM TV sa rencontre avec Salah Abdeslam, avec qui il a passé une partie de la nuit qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.

Capture d'écran BFM TV

Un homme âgé d'une trentaine d'années affirme sous couvert de l'anonymat que c'est contre son appartement, au 8, rue du Corbillon, que les policiers ont donné l'assaut. Un appartement qui aurait servi de squat, explique une de ses amies. «Un ami m'a demandé d'héberger deux de ses potes pour quelques jours», a raconté à l'AFP cet homme. «J'ai dit qu'il n'y avait pas de matelas, ils m'ont dit: «C'est pas grave», ils voulaient juste de l'eau et faire la prière. J'ai rappelé mon ami. Il m'a dit qu'ils venaient de Belgique», a-t-il poursuivi.

«On m'a demandé de rendre service, j'ai rendu service, je n'étais pas au courant que c'étaient des terroristes», a expliqué cet homme, très agité, avant d'être menotté et emmené par les policiers. Devant l'église, où sont rassemblés des journalistes et des badauds, Emma, 25 ans est là depuis 6h: «J'allais à l'Hôpital Delafontaine (...) Il n'y avait pas de bus et j'entendais le bruit des hélicos. J'ai compris qu'il y avait quelque chose qui se passait.»

Au lever du jour, un hélicoptère tourne au-dessus du centre et les radios de la police crachotent. A seulement une cinquantaine de mètres des militaires, les journalistes enchaînent leur direct dans plusieurs langues. Un peu plus loin, des dizaines de camionnettes de police et de pompiers stationnent dans tous les sens sur un carrefour.

Didier, un riverain de 34 ans, n'est «pas rassuré, avec les patrouilles, les gars avec l'arme à la main qui passent parmi nous... On dirait qu'ils cherchent quelqu'un.» «On est en sécurité, là? Franchement, on est en sécurité?», interroge Naïm, 33 ans, qui habite à deux rues et suit les événements depuis le trottoir depuis 6h. «Y'a les mecs de la BRI (policiers d'élite) qui circulent en cagoule avec le gun à la main», dit-il. «Non, faut se barrer, là», répond un autre riverain. (afp)

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