«Je ne suis pas bigame. Il y a erreur sur la personne»

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«Je ne suis pas bigame. Il y a erreur sur la personne»

Le présumé bigame jugé hier par
le Tribunal de police de Genève prétend qu'il y a erreur sur la personne.

«Ce n'était pas moi sur la photo qui a été montrée à cette Anglaise, lâche Mounir*. Il s'agissait de mon demi-frère. Elle a fait une grosse erreur en m'accusant d'être son mari.» Voilà en substance la défense développée par Mounir. Cet Algérien de 26 ans s'est retrouvé hier devant le Tribunal de police pour répondre notamment de polygamie. L'homme nie s'être marié une première fois en Grande-Bretagne en 2000, avant d'épouser une Genevoise en 2006. C'est cette dernière qui l'avait dénoncé l'année passée en apprenant la nouvelle. Mais hier, elle est venue retirer sa plainte et s'expliquer devant la juge... A huis clos. «Je ne veux pas de la présence de mes parents dans la salle», a-t-elle lancé, visiblement affectée par la situation.

Selon la défense, ce sont en effet les parents de l'épouse qui l'auraient influencée et qui auraient saboté la première tentative de mariage. «Ils ne m'aiment pas et ont honte de moi, a affirmé Mounir. Ils ont fait un scandale pendant la première cérémonie en ramenant la police à la mairie.» Le mariage sera tout de même célébré à la deuxième tentative. Mais les disputes conjugales ont vite conduit le couple à une séparation temporaire. Les époux se sont finalement remis ensemble il y a huit mois. Reste que le demi-frère de Mounir est introuvable. Pour l'accusation, il s'agit donc de la même personne.

Shahïn Ammane

*Prénom fictif

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