Meurtre de Winterthour (ZH): «Je ne veux plus jamais avoir affaire à mon grand-père»
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Meurtre de Winterthour (ZH)«Je ne veux plus jamais avoir affaire à mon grand-père»

Une Serbe de 32 ans a été tuée par balles, la semaine passée, à Winterthour (ZH). L’auteur présumé des faits est le grand-père de son époux. Ce dernier s’exprime pour la première fois.

par
Olivia Beuchat
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Une mère de famille a été retrouvée sans vie, mardi dernier, dans un appartement de Winterthour (ZH). Selon les premiers éléments de l’enquête, la Serbe de 32 ans a été tuée par balles. Le grand-père de son mari, âgé de 76 ans, est soupçonné d’être l’auteur des faits. Il a été placé en détention provisoire.

L’époux de la victime s’exprime pour la premier fois sur les faits. L’homme de 36 ans vit depuis plusieurs années en Serbie parce qu’il n’est pas autorisé à entrer en Suisse. «Je vais très mal. Mon coeur a été détruit», raconte-t-il à nos confrères de «20 Minuten» lors d’un entretien téléphonique. Le trentenaire ignore pourquoi son grand-père, qui vit dans la même maison que lui en Serbie, a agi de la sorte. «Il connaît l’histoire de notre mariage. Peut-être qu’il l’a mal interprétée.»

Le mari aussi sous enquête

Peu après le drame, le père de la victime avait expliqué que sa fille voulait divorcer parce que son mari était devenu violent. Confronté à ses accusations, l’époux dément en bloc. «On avait une bonne relation. Quelqu’un raconte des mensonges. On était en contact plusieurs fois par jour.»

Contacté, le Ministère public informe que le mari de la victime se trouve sous le coup d’une enquête pénale pour soupçons d’infraction contre le patrimoine ainsi que pour soupçons de menace et de contrainte après le dépôt d’une plainte de la part de sa femme, en été 2020. «Il s’agissait d’une dispute au téléphone, rien de plus. Les choses allaient de nouveau mieux entre nous. Je pensais que tout allait s’arranger», assure l’époux.

Le trentenaire se dit surtout inquiet pour sa fille de 2 ans, qui se trouvait dans l’appartement au moment des faits. Elle a été placée dans une institution adaptée par les autorités. «Je ne sais rien de plus. Je voudrais être là pour elle.» Et d’ajouter: «Une chose est sûre: je ne veux plus jamais avoir affaire à mon grand-père!»

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