Barry Alter à l'interview: «Je pensais le faire depuis deux mois»
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Barry Alter à l'interview«Je pensais le faire depuis deux mois»

Le Canadien Barry Alter revient sur les raisons qui l'ont poussé à virer le conseil d'adminsitration du Lausanne Hockey Club.

Barry Alter veut du sang neuf pour le LHC.

Barry Alter veut du sang neuf pour le LHC.

Le Lausanne Hockey Club a une nouvelle fois fait les gros titres en début de semaine en licenciant son directeur général Gérard Scheidegger ainsi que la totalité de son conseil d'administration. Une vindicte populaire a ensuite secoué la cité olympique pourtant habituée aux gestions étranges en matière de hockey sur glace. Sous le feu de la critique, le propriétaire Barry Alter défend ses décisions peu populaires.

Personne ne vous a prévenu du tollé qu'allaient provoquer vos décisions ?

Barry Alter: Oui, nous étions préparés à devoir faire face à certaines réactions négatives. Mais je ne pensais tout de même pas que l'ampleur serait telle. C'est un signal positif. Cela prouve que les gens aiment ce club et veulent le voir réussir. C'est une bonne chose, car c'est également mon objectif.

Quand avez-vous décidé cette révolution d'envergure ?

Cela fait un bon bout de temps.

Deux semaines ? Un mois ?

Nous n'en avons pas parlé un jour et pris la décision le lendemain. Ce sont des discussions qui ont eu lieu depuis quelques mois déjà. Deux peut-être. Dès ce moment, nous savions que ce club avait besoin de sang neuf, peu importe si nous étions promus ou non.

Finalement, on peut presque dire que la défaite lors du match 7 face à Bienne vous a soulagé.

(Longue hésitation) Vous soulevez un point très important. J'étais dévasté le samedi en question à l'issue de la défaite. Vous l'imaginez bien. Toutefois, c'est vrai que je me suis dit: «Ce que tu vas annoncer sera un peu plus facile.» Ça n'enlève rien au fait que ce match perdu m'a brisé le coeur.

Si l'on voit le courroux que vous avez provoqué, avez-vous songé à ce que cela aurait été en cas de promotion ?

(Rires) Ne m'en parlez pas.

Que pouvez-vous nous dire de vos relations avec Genève-Servette ?

Il ne faut pas croire tout ce que l'on peut lire dans la presse. Notre relation est bonne et je peux vous garantir que nous tirons plus d'avantage dans nos accords que les Genevois. Ils nous ont prêté Tony Salmelainen lorsque nous étions menés 3-1 contre Ajoie. C'était un plus immense. Nous, de notre côté, nous leur avons prêté Frank Banham qui était surnuméraire. Vous voyez bien que l'on est gagnant sur toute la ligne. Pour Genève, ils ont l'assurance que leurs joueurs venant à Lausanne vont se développer grâce à John van Boxmeer et auront un certain temps de jeu.

Pour Genève, on peut presque dire que ce statu quo est une bénédiction.

Vous croyez vraiment ça ? Si Lausanne est en LNA, Genève gagne plus d'argent. Pas besoin de réfléchir plus loin. Ils s'assurent des matches à guichets fermés et pourquoi pas un match en extérieur qui peut s'avérer très lucartif. Ce serait également une bonne chose pour eux de voir Lausanne promu. A ce moment-là, il est évident que notre relation deviendrait totalement différente. (si)

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