Actualisé 14.10.2013 à 17:27

Football

«Je respecte sa décision»

Johan Djourou sera de retour en défense, mardi soir à Berne, contre la Slovénie. Le Genevois abordera la partie avec une grande détermination.

de
Marc Fragnière, Feusisberg
Le défenseur central (à g.) estime qu'il n'a plus à prouver sa valeur aux yeux du sélectionneur.

Le défenseur central (à g.) estime qu'il n'a plus à prouver sa valeur aux yeux du sélectionneur.

«Il est important pour nous de poursuivre notre série, de préserver notre invincibilité. Ça signifierait que l'équipe continue de grandir», a averti le défenseur central. Relégué sur le banc à Tirana par l'avènement de Fabian Schär, l'arrière de Hambourg a refusé de faire des vagues: «J'ai toujours dit que le plus important, c'était le groupe. Je respecte la décision du coach, mais ça ne veut pas dire que je l'accepte», a toutefois précisé Johan Djourou.

Revenant sur la formidable concurrence qui règne au sein de l'équipe de Suisse, l'ancien junior d'Etoile Carouge a finement analysé la situation: «Bien sûr, chacun espère être titularisé, mais on sait qu'il y a 22 bons joueurs dans le cadre. J'ai disputé les six premiers matches de la qualification avant d'être arrêté par une blessure. Je n'ai pas à montrer ce que je vaux, je l'ai déjà fait.» Cette mise au point a la vertu de rappeler que le solide gaillard ne jouera pas son avenir international ce soir contre la Slovénie.

Fier de faire partie de cette «génération en or, qui dispose d'un incroyable potentiel», le Genevois s'est plu à souligner la qualité du groupe: «Tu la ressens déjà à l'entraînement, en fréquentant des gars comme Xherdan Shaqiri ou Stephan Lichtsteiner, qui se battent chaque année pour le titre dans de grands championnats».

Une saine émulation qui permet à la Suisse de modifier sa stratégie au gré des rencontres: «Nous ne sommes plus seulement une équipe qui défend et qui tente de procéder par contres. Notre onze est joueur, il est capable de faire le jeu et de conserver le ballon»

Ottmar Hitzfeld: «A plein régime dans trois à quatre ans»

«Mon «onze» devra livrer une prestation optimale (ndlr: ce soir) afin de terminer sur une note positive. Nous souhaitons saisir notre chance et être tête de série lors du tirage au sort du Mondial. Cela nous procurerait l’avantage d’éviter les toutes grandes nations. Ce challenge constitue une motivation supplémentaire. L’équipe est en pleine progression et je suis convaincu qu’elle tournera à plein régime dans trois à quatre ans. Aujourd’hui, nous manquons encore de réalisme pour conclure nos actions. On pèche également dans la dernière passe, sur nos contre-attaques. Mais cette équipe de Suisse possède la qualité de jeu la plus importante que j’aie connue depuis que je suis sélectionneur.»

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