Les services sociaux leur rendent leur fille, ils la tuent
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États-Unis«Je savais que ma petite-fille était dangereuse»

Un jeune couple a été arrêté pour le meurtre de son bébé de 3 mois, survenu le 9 novembre en Californie. Les services sociaux venaient de lui rendre l’enfant.

«Ce bébé a vécu un véritable enfer.» Contactée par CBS 8, Adrienne Arnett ne cache pas son abattement. Et pour cause: son arrière-petite-fille a été retrouvée morte le 9 novembre chez elle à San Diego (Californie). Arrivés en urgence, policiers et pompiers ont tenté de réanimer Delilah, mais son décès a été prononcé à son arrivée à l’hôpital. Arrêtés et mis en examen pour meurtre au premier degré, ses parents ont plaidé non coupables lors de leur mise en accusation, lundi. Brandon Copeland, 21 ans, et Elizabeth Ucman, 22 ans, risquent chacun 25 ans de prison.

Rien n’aura été épargné à la petite Delilah lors de son court passage sur Terre. Dès sa naissance, l’enfant a été confiée à sa grand-tante, les services sociaux estimant que le logement de ses parents était insalubre et inadapté. Le bébé a été rendu à ses parents un mois et demi plus tard. Quelques semaines plus tard, la petite fille n’était plus de ce monde. Les autorités n’ont pas communiqué les causes de la mort de l’enfant, ni les circonstances ayant conduit au drame.

Delilah est au paradis

Son arrière-grand-mère

«Je savais que ma petite-fille était dangereuse. Je le savais, et je l’ai dit aux services sociaux», déplore Adrienne Arnett, consternée par ce terrible gâchis: «Nous avons tout une famille de gens qui auraient pu prendre soin de ce bébé», confie-t-elle. «Delilah est au paradis. Je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a tellement d’autres bébés dans son cas. Je n’ai pas pu sauver mon arrière-petite-fille, mais peut-être que nous pouvons en sauver d’autres», espère l’Américaine.

L’arrière-grand-mère de la victime a senti le drame arriver.

L’arrière-grand-mère de la victime a senti le drame arriver.

CBS 8

Brandon Copeland et Elizabeth Ucman ont tous les deux été incarcérés sans possibilité de libération sous caution. La police, elle, a lancé un appel à témoins dans l’espoir de glaner de précieuses informations.

(joc)

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