US Open: «Je sentais que je jouais le meilleur tennis de ma vie»
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US Open«Je sentais que je jouais le meilleur tennis de ma vie»

Stanislas Wawrinka était forcément radieux au moment de se confier aux médias dans la nuit de mardi à mercredi, après sa brillante qualification pour les quarts de finale de l'US Open.

«Cette saison est de loin la meilleure de ma carrière. Mon niveau est très bon depuis le début de l'année. J'ai pris de plus en plus confiance et gagné de plus en plus de matches au cours de la saison sur terre battue, avec notamment des victoires face à des top 10», soulignait le No 2 helvétique, qui a battu pas moins de cinq joueurs faisant partie des dix meilleurs joueurs du monde sur la terre ocre en 2013 (Andy Murray à Monte-Carlo, David Ferrer en finale à Oeiras, Jo-Wilfried Tsonga et Tomas Berdych à Madrid puis Richard Gasquet à Roland-Garros).

«Je sentais que je jouais le meilleur tennis de ma vie, mais il me fallait une ou deux victoires pour renforcer ma confiance en arrivant ici. J'avais besoin de remporter des matches compliqués contre des joueurs peu évidents à manoeuvrer comme Radek Stepanek (au 1er tour), que je n'avais jamais battu, ou Ivo Karlovic (au 2e tour). J'ai prouvé aujourd'hui (ndlr: mardi) face à Tomas Berdych que mon niveau de jeu était vraiment très bon lorsque j'évoluais en confiance.»

De bons et de moins bons souvenirs

Stanislas Wawrinka se remémorait avec plaisir l'édition 2010 de l'US Open, au cours de laquelle il avait dominé Andy Murray au 3e tour. «Ce sont de très bons souvenirs. Ils sont moins bons en ce qui concerne 2008», souriait le Vaudois, qui avait été écrasé 6-1 6-3 6-3 par le même Andy Murray en 8e de finale à New York en 2008. «Le match que j'avais livré en 2010 était l'un de mes meilleurs à l'époque. Mais beaucoup de choses ont changé des deux côtés.»

Le champion olympique 2008 de double reconnaissait que cette victoire de 2010 avait compté. «Il s'agissait de mon premier succès en Grand Chelem face à un top 4. Il m'avait permis de disputer ensuite mon premier quart en Grand Chelem. Il est clair que j'avais franchi un premier cap», glissait-il, avant d'admettre qu'il est en train de vivre quelque chose de spécial. «Mais cela ne me garantit rien à ce niveau de la compétition, au moment d'affronter de tels joueurs qui gagnent des titres du Grand Chelem. Je peux jouer le tennis de ma vie et quand même perdre», soulignait-il.

«Maintenant, je ne vais pas me mettre plus de pression et ne vais pas commencer à stresser. Plus je progresse dans le tournoi, mieux je me sens et plus je suis tranquille. J'aborderai donc ce match plutôt confiant», assurait-il. «Mais Murray fait partie de ces joueurs face auxquels tout ne dépend pas de moi. Il est toujours capable de trouver des solutions, même si je fais mon meilleur match.» (ats)

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