Malmené par les gilets jaunes: Jean-Marie Bigard: «Je serais peut-​​être en train de me faire lyncher»

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Malmené par les gilets jaunesJean-Marie Bigard: «Je serais peut-​​être en train de me faire lyncher»

Alors que l’humoriste était venu pour manifester à Paris, il a été conspué et a dû se réfugier dans un bar. L’artiste s’était désolidarisé vendredi d’une des figures du mouvement.

Comme vous pouvez le constater dans la vidéo ci-dessus, l'accueil réservé à Jean-Marie Bigard n'était pas particulièrement chaleureux, ce samedi matin, place de la Bourse, d'où un des cortèges parisiens de gilets jaunes s'est constitué, pour le retour des contestataires éclipsés depuis quelques mois par la pandémie. Au contraire, l'humoriste a été largement conspué.

Arrivé peu après 10h, l’humoriste Jean-Marie Bigard a été fraîchement accueilli par des huées et des «Bigard collabo!». Ce soutien médiatique des «gilets jaunes» s’est désolidarisé cette semaine d’une des figures du mouvement, Jérôme Rodrigues, qui avait assimilé les policiers à «une bande de nazis».

«Je dis que non, je ne peux pas samedi défiler aux côtés d’un mec qui traite la police de nazis. Je suis un ami de la police aussi bien que je suis un ami des "gilets jaunes", ça n’est pas du tout contradictoire », avait-il expliqué dans la vidéo-ci dessous.

«Insultes, jets d'objets et tout»

Chahuté, insulté, Jean-Marie Bigard s’est réfugié un moment dans un restaurant de la place expliquant qu’il s’agissait d’une «mauvaise interprétation». «Pendant un moment, les gens ont cru que je les lâchais ce qui est faux, c’est tout», a-t-il expliqué à la presse.

Jean-Marie Bigard a tout de même trouvé tout ça «un peu terrifiant. Heureusement que j'avais les deux gars qui assurent ma sécurité, sinon je serais peut-être en train de me faire lyncher par terre, à coups de savate», explique l'humoriste qui déplore «insultes, jets d'objets et tout». Une vraie «douche froide» à laquelle il «ne s'attendait pas» (vidéo ci-dessous).

(20min)

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