Espagne: «Je suis à la limite, je ne peux pas aller plus vite»
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Espagne«Je suis à la limite, je ne peux pas aller plus vite»

Quelques heures après la mise en ligne des images de la catastrophe qui a coûté la vie à au moins 80 personnes, de nouvelles informations sur les habitudes du conducteur incriminé sont apparues.

par
jmh/20minutes

Alors que la piste de la vitesse excessive semble privilégiée par les médias et les premiers éléments de l'enquête pour expliquer la catastrophe ferroviaire survenue mercredi soir à Saint-Jacques-de-Compostelle, le passé du conducteur ressurgit. Selon les médias espagnols, Francisco Jose Garzon Amo aurait ainsi avoué avoir abordé le fameux virage dangereux à 190 km/h, au lieu des 80 km/h autorisés. Des aveux qui confirmeraient l'habitude prise par le cheminot espagnol de fréquemment battre des records de vitesse sur des tronçons limités.

Sur son profil Facebook, désactivé depuis la publication de son identité ce jeudi, Francisco Jose Garzon Amo se vantait à plusieurs reprises de ses «exploits», photo à l'appui. Le quotidien «El Pais» a ainsi publié jeudi une capture d'écran d'une image publiée par le cheminot qui montre le compteur d'un train circulant à 200 km/h. Une image assortie de commentaires tel que «Dis donc, tu vas à toute vitesse, freiiiine» ou bien encore «Si tu te fais prendre par la police, tu vas finir par ne plus avoir de points, haha». Des remarques auxquelles répond Francisco Jose Garzon Amo avec cette phrase: «Je suis à la limite, je ne peux pas aller plus vite sinon je me prends une amende».

Actuellement à l'hôpital, le cheminot est placé sous la surveillance de policiers, le juge d'instruction en charge de l'enquête souhaitant l'entendre le plus rapidement possible. L'homme pourrait être poursuivi pour homicide involontaire avec circonstances aggravantes.

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