Attentat en Indonésie : «Je suis déstabilisé et choqué»
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Attentat en Indonésie «Je suis déstabilisé et choqué»

Le groupe EI a revendiqué jeudi l'attaque mortelle qui a frappé Jakarta. Plusieurs Suisses domiciliés dans la capitale indonésienne témoignent.

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20 Minuten/ofu/afp
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Soupçonné d'être le cerveau des attentats de Jakarta en 2016, un prédicateur islamiste sympathisant de l'EI est jugé depuis jeudi par la justice indonésienne. (Jeudi 15 février 2018)

Soupçonné d'être le cerveau des attentats de Jakarta en 2016, un prédicateur islamiste sympathisant de l'EI est jugé depuis jeudi par la justice indonésienne. (Jeudi 15 février 2018)

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Le chef de la police a confirmé qu'Afif était l'assaillant portant un blue jean, un tee-shirt noir et une casquette noire, se préparant à lever son arme sur un cliché qui s'est répandu comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux indonésiens. (16 janvier 2016)

Le chef de la police a confirmé qu'Afif était l'assaillant portant un blue jean, un tee-shirt noir et une casquette noire, se préparant à lever son arme sur un cliché qui s'est répandu comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux indonésiens. (16 janvier 2016)

AFP
Au moins quatre personnes ont été tuées dans des explosions  à Jakarta et des coups de feu ont été entendus à l'extérieur d'un café à l'approche de policiers armés. (Jeudi 14 janvier 2016).

Au moins quatre personnes ont été tuées dans des explosions à Jakarta et des coups de feu ont été entendus à l'extérieur d'un café à l'approche de policiers armés. (Jeudi 14 janvier 2016).

Keystone

Plusieurs Suisses vivant à Jakarta ont contacté nos collègues «20 Minuten» après les attaques qui ont fait au moins sept morts, deux civils et cinq assaillants.

Aline habite au sud de la ville avec son mari, lui aussi un ressortissant helvétique: «Ces attentats m'inquiètent, mais il ne faut pas dramatiser. De nombreuses rumeurs circulent actuellement. C'est pour ça que nous avons décidé de rester calmes et d'attendre des informations fiables.» Et d'ajouter: «Jakarta est une ville modérée et libérale. Nous nous sommes toujours sentis en sécurité ici.»

«J'ai l'impression que ces attaques n'ont pas eu lieu»

Phil habite lui aussi à Jakarta. Il y travaille en tant qu'ingénieur: «C'est difficile de dire ce que je ressens. D'un côté, je suis déstabilisé et choqué, mais d'un autre côté j'ai l'impression que ces attaques n'ont pas eu lieu. Je pense que c'est dû au fait que mes collègues - tous des Indonésiens - ne montrent pas ce qu'ils ressentent.» L'ingénieur explique qu'il habite et travaille non loin de l'endroit où les attaques ont eu lieu. «Je me suis fait beaucoup de souci pour mes enfants.»

Phil vit en Indonésie depuis quatre ans. «Les attaques visaient avant tout les étrangers. Je ne me sentais pas à l'aise en quittant mon bureau.» Mais comme Aline, Phil précise qu'il ne se sent pas réellement en danger: «La réaction rapide de la police, du président et de l'unité antiterroriste me rassure beaucoup.»

Deux civils et cinq assaillants ont été tués dans les attaques de Jakarta, qui sont terminées selon les autorités indonésiennes. Des explosions ont retenti et des coups de feu ont été entendus près d'un café. Parmi les deux civils tués figure un Néerlandais. Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué jeudi matin l'attaque qui a frappé Jakarta.

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