Actualisé 31.05.2006 à 21:51

«Je suis humilié par l'administration»

Pris dans les tourbillons d'une administration qui ne le comprend pas, Gheorghe Raduta se bat pour rétablir sa vérité.

«Sur les 3400 fr. nets que je touche aujourd'hui, 1200 fr. sont saisis par les poursuites sur plainte de mon assurance, s'indigne Gheorghe Raduta, et pourtant je n'ai jamais signé de contrat.»

Cette assurance souscrite collectivement pour les réfugiés avait été contractée par l'Hospice général avec Accorda, un organisme qui a fait faillite depuis. Gheorghe Raduta y était soumis, mais, en 2002, après avoir décroché un emploi à la voirie, il prend son autonomie et demande à contracter une nouvelle police. Refus net de l'assurance, sous prétexte que le contrat est collectif et signé par un organisme tiers. Puis, en avril 2003, il reçoit une lettre l'autorisant à résilier son contrat avec, comme date butoir, le 31 décembre 2002...

Arcosana (Accorda sous sa nouvelle enseigne) se saisit du dossier et lui réclame des arriérés. Contacté, l'organisme rejette la faute sur l'assuré, qui aurait eu l'occasion de résilier son contrat à plusieurs reprises.

En désespoir de cause, Gheorghe Raduta se tourne, en 2005, vers Pierre-François Unger. Pourquoi? «Le service des assurances maladie, dirigé par lui, refuse de me donner l'attestation nécessaire pour changer d'assureur, car, dans leurs fichiers, je suis toujours affilié à un organisme.» Où est ce contrat? «Personne ne le sait, j'ai même pris un avocat, mais en vain.» Et, pendant ce temps, il répare les pots cassés... Mais par qui?

Shahïn Ammane

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