Actualisé 30.09.2011 à 06:53

Italie«Je suis la fiancée du Cavaliere»

Un mannequin monténégrine affirme jeudi être la fiancée de Berlusconi. Il avait d'ailleurs nié avoir participé à des soirées de débauche car il avait quelqu'un dans sa vie.

«Je suis fiancée à Berlusconi et je vis à Arcore, nous sommes ensemble depuis l'affaire Noemi (mai 2009) quand il s'est séparé de sa femme», raconte Katarina Knezevic, 20 ans, au journal italien «Repubblica» qui est allé l'interroger à Podgorica, capitale du Monténégro.

Le chef du gouvernement possède une résidence luxueuse à Arcore, ville proche de Milan, où il est accusé d'avoir organisé des soirées torrides avec des dizaines de jeunes femmes dont une Marocaine mineure à l'époque entre janvier et mai 2010, ce qui lui vaut d'être jugé dans l'affaire Rubygate.

Katarina raconte avoir connu M. Berlusconi «en 2009, début mai quand (elle) avait 18 ans et qu'il venait de se séparer de sa femme. Nous nous sommes rencontrés à Milan, à une inauguration».

Veronica Lario avait demandé le divorce du Cavaliere le 3 mai après des révélations de presse sur sa présence incongrue aux 18 ans d'une jeune Napolitaine appelée Noemi. Mme Lario avait qualifié son mari de «dragon auquel s'offrent de jeunes vierges» en disant ne «pas pouvoir rester avec un homme qui fréquente des mineures».

Relation commencée quand elle était mineure

Les déclarations de la jeune femme pourraient se révéler embarrassantes pour le Cavaliere car elles montrent que la relation avec Katarina, née le 21 mai 1991, aurait commencé quand elle était encore mineure.

Katarina déclare à «Repubblica»: «je le suis partout, là où il est, j'y suis aussi. Notre relation n'est pas un mystère mais jusqu'à présent nous avons évité d'être photographiés ensemble».

Selon elle, la différence d'âge -M. Berlusconi fête ce jeudi ces 75 ans- n'est pas un problème: «une personne aussi extraordinaire que lui aurait pu avoir 100 ans, il m'aurait fait le même effet».

Dans des écoutes téléphoniques effectuées pour l'enquête Rubygate, plusieurs jeunes femmes ayant fréquenté les villas du Cavaliere confirment y avoir vu Katarina qu'elles ont décrite comme «une folle dangereuse» qui «met sous pression» Berlusconi.

Pas un chantage

«Ce n'est pas vrai, je ne le fais pas chanter, toutes ces filles sont jalouses. Elles voudraient être à ma place mais n'y sont pas parvenues, c'est pour cela qu'elles racontent n'importe quoi sur moi», a-t-elle ajouté.

Katarina Knezevic n'est pas la première à assurer être la «fiancée officielle» du Cavaliere. Ses propos font suite à des déclarations énamourées de l'actrice allemande d'origine bosniaque Sabina Began selon laquelle Berlusconi «est le seul à l'avoir fait se sentir femme».

En janvier 2011, quand le Rubygate avait éclaté, M. Berlusconi avait affirmé avoir depuis sa séparation «un rapport affectif stable avec une personne» qui «n'aurait jamais accepté que s'y passent les choses absurdes relatées par les journaux». (afp)

Un Silvio Berlusconi amer souffle 75 bougies et dit n'avoir «rien à fêter»

Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a fêté ses 75 ans jeudi dans la discrétion et l'intimité dans un contexte délicat avec une chute sans précédent de sa popularité, de nouvelles enquêtes judiciaires et des tensions au sein de son gouvernement.

D'humeur maussade, selon plusieurs journaux, le Cavaliere aurait confié mercredi soir à des députés de sa majorité qu'il n'y avait «rien à fêter», ajoutant en référence à de nouveaux ennuis judiciaires à l'horizon que les magistrats lui «préparent un beau cadeau».

Selon les participants à une fête organisée ensuite par la députée Alessandra Mussolini, la petite-fille de l'ex-dictateur, il aurait ajouté que selon lui, les juges voulaient qu'il termine comme son mentor en politique Bettino Craxi, l'ex-leader socialiste mort en exil en Tunisie alors qu'il faisait l'objet de multiples procédures judiciaires.

M. Berlusconi fait lui-même l'objet de trois procès à Milan (affaire Mediaset de fraude fiscale, Mills pour corruption de témoin et Rubygate pour prostitution de mineure).

Une enquête est aussi en cours sur ses relations avec un entrepreneur de Bari qui lui aurait fourni des prostituées dans l'espoir de décrocher des contrats avec des entreprises publiques.

En outre, il risque un procès pour la publication en 2005 par le journal de sa famille, Il Giornale, d'écoutes téléphoniques couvertes par le secret de l'instruction qui montraient une connivence entre un haut dirigeant de gauche et le patron de l'assureur Unipol dans la tentative de prise de contrôle de la banque BNL.

Le Palais Chigi, siège du gouvernement, a démenti les déclarations attribuées à M. Berlusconi mais la plupart des commentateurs ont souligné le climat morose entourant l'anniversaire du Premier ministre.

Les tensions au sein du gouvernement avec le ministre clé de l'Economie Giulio Tremonti qui avaient paru dissipées ont également continué de planer sur le pays, qui est au coeur de la crise de la zone euro à cause de son énorme dette.

Un 75e anniversaire marqué aussi par l'effondrement de la popularité du Cavaliere à son plus bas historique (24% en septembre contre un record de 62% en octobre 2008).

Jeudi en milieu de journée, lors d'une réunion des fidèles de son parti dans sa résidence romaine, le Cavaliere a répondu à leurs voeux en expliquant qu'il ne fêtait plus son anniversaire depuis ses 50 ans.

Interrogé par la chaîne Canale 5, M. Berlusconi disait mercredi soir qu'il aurait voulu comme cadeau d'anniversaire que «dans un moment aussi difficile pour l'Occident, l'Europe et l'Italie, l'on mette de côté les divergences et que tout le monde travaille pour relancer l'économie et sortir l'Italie de la crise actuelle».

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