Lex Weber: «Je suis surpris par l'inventivité de Constantin»

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Lex Weber«Je suis surpris par l'inventivité de Constantin»

Le président du FC Sion a voulu tester le marché de l'hôtellerie de montagne en passant une annonce dans la presse. Le résultat a dépassé ses espérances. Pierre Chiffelle parle de provocation.

par
cbx
Christian Constantin estime que l'hôtellerie de montagne est moribonde.

Christian Constantin estime que l'hôtellerie de montagne est moribonde.

«C'est un coup de provoc'», lance Pierre Chiffelle. «Je suis toujours surpris par l'inventivité de Christian Constantin! C'est une bonne idée de faire bouger les choses.» L'avocat de la fondation Weber a découvert dans la presse la nouvelle frasque de l'entrepreneur valaisan. Celui-ci a passé une annonce sous chiffres dans la presse pour tester le marché de l'hôtellerie de montagne, révèle «Le Nouvelliste».

Le président du FC Sion s'est déclaré prêt, sous couvert d'anonymat, à acheter des établissements alpins. Résultat: 160 offres en moins de trois semaines, en provenance du Valais, de Berne, de Fribourg, des Grisons et du Tessin. «Si ce secteur d'activité était viable, tout le monde ne voudrait pas vendre», constate le Valaisan, surpris du nombre de propositions reçues.

«C'est la preuve par A + B que l'hôtellerie de montagne n'est plus rentable», constate-t-il dans les colonnes du quotidien sédunois. L'entrepreneur s'est engouffré dans une brèche de l'ordonnance de la lex Weber, qui autorise à transformer les hôtels non rentables en résidences secondaires.

Une «démonstration par l'absurde»

Pour Pierre Chiffelle, cette façon de faire relève de la «démonstration par l'absurde». L'homme de loi estime d'ailleurs que ce point viole la disposition constitutionnelle. «Il a été ajouté au dernier moment, contre notre gré, en catimini, par les milieux économiques.»

Et de prévenir ceux qui tenteraient de faire du neuf avec du vieux: «On contestera les projets qui découlent de cet ajout.»

Avenir de l'hôtellerie de montagne

Le président du FC Sion estime pour sa part que «le malheur, c'est qu'avec la loi Weber on a dit non à un mode touristique sans prévoir son remplacement». Et de jouer les Cassandre: «L'hôtellerie de montagne, c'est terminé».

Cette vision pessimiste, l'avocat de la fondation Weber ne la partage pas. «Il faut que l'hôtellerie se renouvelle. Elle manque de dynamisme et d'imagination. C'est au contraire une occasion unique! Et ce n'est pas à nous, initiants, d'apporter des solutions à ce problème, mais aux autorités et aux milieux concernés.»

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