Série «tatouages de lecteurs»: «Je suis une douce rêveuse et je l'assume!»
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Série «tatouages de lecteurs»«Je suis une douce rêveuse et je l'assume!»

Vanessa, 34 ans, de Genève, assume pleinement d'avoir la tête dans les nuages. Un trait de sa personnalité qu'elle a tenu à faire graver sur son avant-bras gauche.

par
cam
Depuis qu'elle porte ce tatouage, Vanessa assure se sentir encore plus épanouie. (photo: dr)

Depuis qu'elle porte ce tatouage, Vanessa assure se sentir encore plus épanouie. (photo: dr)

«Lorsque j'étais petite, tout le monde disait que j'avais la tête dans les nuages. C'est vrai que j'étais souvent dans la lune, il m'était difficile de rester longtemps concentrée sur une tâche ou sur une activité, je switchais très vite. Au sein de mon entourage et de ma famille, on ne m'a jamais reproché ce trait de ma personnalité. Au contraire, ils essayaient plutôt de m'aider. Mais à l'école, c'était une autre affaire, car dès qu'on sort du moule, ça peut vite devenir horrible. Si je n'avais pas de problème relationnel avec les autres élèves, ça a été beaucoup plus compliqué avec les profs. J'avais le sentiment qu'ils ne faisaient rien pour me soutenir. Au final, j'ai quand même réussi ma scolarité, certes un peu à la raclette! A l'âge de 32 ans, on a mis des mots sur mes «maux». On m'a diagnostiqué un trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité. Réalisé quelque temps après, ce tatouage de femme avec la tête dans un nuage a une forte signification pour moi. Il montre que je m'assume telle que je suis: c'est-à-dire une douce rêveuse! C'est également un pied de nez à certains de mes médecins, comme mon psychiatre, qui m'ont tout sauf aidé et qui voulaient juste me mettre dans un moule. Moi, je ne me considère pas comme étant malade, juste atypique. Aujourd'hui, j'ai d'ailleurs une vie très épanouie. Je suis mariée, j'ai des enfants et j'ai un travail dans le social qui me plaît beaucoup. A ce jour, je possède une dizaine d'autres tatouages. Je reconnais qu'à des moments, il m'est arrivé de ne plus en assumer certains entièrement. Mais rapidement, je me suis souvenue des raisons pour lesquelles j'avais choisi de les faire. Et du coup, pas question de m'en séparer!»

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