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Jessie Buckley«Je suis une vagabonde depuis dix ans, j’aime ce côté bohème»

L’actrice et chanteuse Jessie Buckley est à voir depuis vendredi 4 septembre 2020 dans un nouveau film sur Netflix. L’occasion d’évoquer avec elle sa vie d’artiste.

par
Henry Arnaud, Los Angeles
Plus jeune, Jessie a étudié le piano, la clarinette et la harpe à la Royal Irish Academy of Music. 

Plus jeune, Jessie a étudié le piano, la clarinette et la harpe à la Royal Irish Academy of Music.

AFP

La carrière de l’Irlandaise a été lancée en 2008 par une émission de téléréalité de la BBC. Depuis lors, elle a enchaîné les rôles. Notamment dans la série à succès «Chernobyl». A 30 ans, elle préfère se concentrer sur des projets au cinéma plutôt que sur la chanson. Elle est d’ailleurs la star du nouveau film écrit par Charlie Kaufman, «Je veux juste en finir», disponible sur Netflix à partir du vendredi 4 septembre 2020.

Comment vous présenter?

J’ai grandi dans les montagnes d’Irlande près d’un lac avec des parents artistes. Ma mère joue de la harpe et mon père écrit de la poésie. J’ai trois sœurs et un frère. J’ai toujours entendu nos parents nous dire d'être curieux et ouverts à toutes les formes d’expression. C’est ce que je fais.

Comment êtes-vous passée de la campagne irlandaise à Hollywood?

Je suis une vagabonde depuis dix ans. Je me laisse porter par les projets. J’ai quitté l'Irlande pour Londres où l’on m’a proposé mes premiers jobs d’artiste. Depuis plusieurs années, je vis avec une valise d’un tournage à l’autre. Je suis en ce moment à Chicago pour tourner la série «Fargo» et j’habite un petit appartement toute seule avec ma guitare pour unique compagnon (rires). J’ai un groupe d’amis irlandais qui louent une maison à Londres où j’ai laissé quelques cartons dans une chambre que je sous-loue. J’aime ce côté bohème.

On vous a vu avec plusieurs comédiens anglais célèbres ces dernières années, comme James Norton. Où en êtes-vous de vos amours?

Je ne veux aucune pression sur ma vie amoureuse. Mon copain actuel est quelqu’un que j’ai rencontré par l’intermédiaire d’une amie alors que je ne savais rien de lui. Ma carrière passe avant tout. Si je rencontre un homme qui comprend cela et l’accepte, tant mieux.

Est-ce que le virus n’a pas contrarié vos projets?
Et comment! J’avais donné mon accord pour une nouvelle adaptation de «Roméo et Juliette» dans un théâtre anglais, mais tout est tombé à l’eau avec la fermeture des salles de spectacle.

Que dire du film «Je veux juste en finir» sur Netflix?

Collaborer avec le grand auteur Charlie Kaufman a été une expérience forte. Il est l’homme le plus gentil, vulnérable et poète que j’ai jamais rencontré. Chacun de ses films comme «Eternal Sunshine of the Spotless Mind» (ndlr: pour lequel il a reçu l’Oscar du Meilleur scénario en 2005) avec Jim Carrey et Kate Winslet se regarde comme si l’on vous racontait un poème.

Vous avez participé ces dernières années à plusieurs séries comme «Chernobyl» et films qui ont été encensés par les critiques. Qu’est-ce que cela a changé?

Au quotidien, rien. Je me déplace toujours sur mon vélo quand je suis à Londres. On peut être artiste sans attraper la grosse tête. Cela vient de mon sang irlandais. Sur mon île, on vit tous à égalité, connu ou inconnu.

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