Du Valais à la Lorraine: «Je suis venu à Metz pour retrouvez mon meilleur niveau»
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Du Valais à la Lorraine«Je suis venu à Metz pour retrouvez mon meilleur niveau»

Depuis le début de l'année, Germano Vailati défend la cage du FC Metz (D2 française), pour palier l'absence du titulaire. Prêté par son club, le FC Sion, le Tessinois de 28 ans s'est confié à nos confrères de «L'Essentiel».

par
Philippe Di Filippo/L'Essentiel (cam)

Germano, quel a été votre parcours avant d'arriver à Metz?

Germano Vailati. J'ai démarré dans le foot à 10 ans. Vers 15 ans, j'ai intégré le centre de formation de Lugano et, à 18 ans, j'y ai effectué mon premier match en première division suisse. J'ai ensuite été prêté à plusieurs clubs de deuxième division avant de débarquer à Sion en 2004. J'y suis resté plus de quatre saisons.

Comment êtes-vous arrivé au FC Metz?

Cela faisait quelque temps déjà que je voulais quitter Sion. Je voulais me remettre en question. Mon arrivée à Metz est en réalité un concours de circonstances. Marichez s'est blessé, Sion voulait me voir partir et moi je voulais un nouveau challenge. Ce transfert satisfaisait tout le monde.

Comment vous sentez-vous en Lorraine?

Avec les beaux jours qui démarrent, je commence à peine à apprécier les charmes de la région. Il y a de très beaux endroits où j'aime me promener avec mon chien et aller à la pêche.

Mais je suis loin de ma famille et de mes amis, ils me manquent.

Comment jugez-vous vos prestations depuis votre arrivée?

Je ne suis jamais totalement satisfait de mes prestations. Je trouve toujours quelque chose à améliorer. Mais dans l'ensemble, j'estime que j'ai fait de bonnes choses. Ce n'est pas facile d'arriver ainsi dans un club. J'ai dû tout de suite être performant sans période d'adaptation.

Quel regard portez-vous sur la deuxième moitié de saison du FC Metz ?

On peut dire qu'il y a eu deux étapes. Nous avons effectué de très bons résultats jusqu'à la réception de Lens (défaite 2-1), ce qui nous avait permis de très bien nous placer au classement. Depuis, on est moins bien. À Sedan, j'ai pour la première fois senti l'équipe très fébrile et en panique. Cela ne doit plus se reproduire.

Quelles sont les différences entre le championnat suisse et la Ligue 2?

En Ligue 2, le niveau technique et tactique est nettement supérieur à la première division suisse. C'est plus beau à voir. En Suisse, le football est beaucoup plus physique, un peu comme en Allemagne. Au niveau des stades et de l'ambiance, il y a des similitudes.

Marichez devrait bientôt être à nouveau apte à jouer, appréhendez-vous son retour?

Il essaye de revenir le plus vite possible et c'est bien normal. Mais je ne me préoccupe pas de cela. Je veux rester performant sur le terrain et le reste ne m'intéresse pas pour le moment.

Vous dites que vous avez l'esprit club, vous verriez-vous rester à Metz au-delà de cette saison?

J'ai encore un an de contrat avec le FC Sion. Je suis venu à Metz pour aider le club à remonter en Ligue 1 et pour retrouver mon meilleur niveau. Je suis quelqu'un qui préfère vivre à fond le moment présent plutôt que toujours penser à l'avenir. Mais c'est vrai aussi que je me sens bien ici. Une fois que l'objectif sera atteint, ce sera plus facile pour tout le monde de trouver des solutions.

La perspective d'évoluer en Ligue 1 vous intéresserait donc…

J'ai toujours suivi le championnat de France même lorsque j'étais en Suisse. Le Ligue 1 est un très beau championnat et ce serait magnifique d'y arriver avec Metz. Le FC Metz n'est pas un club de Ligue 2.

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