28.04.2017 à 20:53

Royaume-Uni«Je te fracasserai la tête à coups de marteau»

Parce qu'il ne supportait pas que son ex ne réponde plus à ses appels, un jeune Britannique l'a menacée de mort avant de lui écraser la tête. Il évite la prison.

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joc

Un Britannique de 18 ans a été condamné par la cour de Wigan (centre-ouest de l'Angleterre) à 90 jours de prison avec un sursis d'un an. Il a été reconnu coupable de violence sur son ex-petite amie, Jodie Walsh Turner, 17 ans. Devant le jury, Callum Wareing a nié avoir agressé l'adolescente. Il a par contre avoué avoir menacé de mort la jeune femme dans une série de messages envoyés via Snapchat, écrit metro.co.uk. «Je te couperai la tête avec l'objet le moins aiguisé que je trouverai», ou encore «Je te fracasserai la tête à coups de marteau», lui avait-il écrit en mai 2016.

Selon le procureur, Callum est entré dans une colère noire lorsque Jodie a mis un terme à leur relation et bloqué son numéro de téléphone. La jeune femme a ensuite reçu 15 appels d'un numéro inconnu et son ex-copain a fini par débarquer chez son amie, où elle habitait. Là, il s'est rué sur l'adolescente, lui criant «Pour qui tu te prends, put***, à ignorer mes coups de fil?». Le Britannique a ensuite marché à cinq reprises sur la tête de sa victime avant de la traîner par les cheveux à travers la pièce. La jeune femme a souffert de coupures et d'hématomes et a dû faire l'objet d'une importante surveillance médicale.

Au tribunal, l'absence de remords affichée par l'accusé a choqué l'assistance, mais en raison de son jeune âge, la prison lui a été épargnée, rapporte le «Sun». Mardi, Jodie s'est confiée sur Facebook: «En janvier de l'année dernière, je me suis mise avec Callum Wareing, il m'a rendue heureuse pendant quelque temps. Quelques mois plus tard, il a commencé à me surveiller. Il terminait les disputes en me poussant et en me bousculant. Puis il s'est mis à me cracher au visage et à m'humilier (...) Les gifles sont devenues des coups de poing, il m'étranglait à me faire décoller les pieds du sol. A chaque fois je me disais que j'allais le quitter.»

En plus de son sursis, le Britannique a écopé de 125 heures de travaux d'intérêt général. Il devra suivre des activités de réhabilitation et payer 250 livres (320 francs) de dommages et intérêts à sa victime. Le centre DIAS, association caritative active à Wigan, s'est dite «surprise» que le jeune homme n'ait pas écopé d'une peine d'emprisonnement.

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