Brit Marling: «Je tiens à avoir un message écologiste»
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Brit Marling«Je tiens à avoir un message écologiste»

Productrice, scénariste et actrice principale de «The OA», Brit Marling veut que les gens sauvent la planète.

par
Henry Arnaud
Hollywood

Il a fallu attendre deux ans avant de retrouver Prairie dans la série de science-fiction. Son interprète nous en dit plus sur la saison 2, à voir dès le 22 mars 2019 sur Netflix.

Que réservent ces nouveaux épisodes?

C'est difficile de parler d'une série qui a autant de rebondissements et de mystères que «The OA». Prairie a réussi à changer de dimension et elle se retrouve dans un corps et une vie qu'elle ne reconnaît pas. Elle doit s'acclimater à son nouvel environnement mais aussi reprendre sa mission: retrouver Homer.

Peut-on dire que votre série cherche l'origine des humains sur Terre?

Libre à chacun de faire son interprétation. Je tiens surtout à avoir un message écologiste pour poser la question de l'impact des humains sur notre planète. Sauver la planète, voilà quel est le message.

Est-ce important pour vous d'être actrice, scénariste et productrice de «The OA»?

Je suis devenue auteure par nécessité. Quand j'ai débuté comme comédienne, j'étais frustrée par les rôles que l'on me proposait. Être la copine du héros ou la blonde en détresse, très peu pour moi! Inventer un scénario est tout aussi gratifiant que jouer la comédie. Et produire me permet d'être responsable de la série de A à Z.

Avez-vous une évolution sur la manière dont les femmes sont acceptées à Hollywood?

Et comment! Il y a 10 ans lorsque Zal (ndrl: Batmanglij, cocréateur de «The OA») et moi allions a des rendez-vous pour parler de nos projets de films, les responsables des studios de cinéma nous écoutaient, mais ils posaient ensuite toutes les questions à Zal. Même les femmes productrices s'adressaient au gars plutôt qu'à moi. J'espère que «The OA» aide à se battre contre la misogynie d'Hollywood. Robert Redford a été l'une des rencontres primordiales dans ma carrière et l'un des premiers à aider les artistes à écrire et produire sans discrimination de sexe ou d'origine. Plusieurs de mes films ont été projetés à son festival de Sundance depuis 2011.

Pourquoi a-t-on dû patienter deux ans avant de pouvoir découvrir la saison 2 de «The OA»?

Zal et moi avons besoin de ce temps pour tout faire correctement. Après la saison 1, nous avons commencé par écrire puis tourner puis monter ces nouveaux épisodes. Impossible de faire tout ça en quelques mois.

Quel est l'avenir de «The OA»?

Pour éviter de faire attendre deux ans avant une possible suite, nous avons imaginé plusieurs saisons et un épisode final bien ficelé. En fonction du succès, nous pouvons donc nous adapter sur les prochaines années plus rapidement. Mais j'aime l'idée de se limiter à huit épisodes au lieu de vingt par an.

En quoi «The OA» a-t-elle changé votre vie?

J'avais l'habitude d'être reconnue dans de grandes villes comme New York, Londres ou Paris par mes fans, mais tout a changé avec «The OA». Il m'est arrivé d'être dans des aéroports comme celui de Los Angeles en train d'attendre pour mon avion et de voir des gens venir vers moi en refaisant exactement la chorégraphie des personnages de la série (rires). C'est dingue de voir l'impact de Neflix à travers le monde. Nous avons à présent des millions de fans chez vous en Suisse comme au Brésil ou d'autres pays où je n'ai jamais mis les pieds.

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