Léa Seydoux trouve la nudité belle
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Léa Seydoux«Je trouve la nudité belle»

Léa Seydoux est à l’affiche de «The French Dispatch», film dans lequel elle a tourné nue. Pas de quoi l’effrayer.

par
Miguel Cid
Imago

Léa Seydoux est partout, dans le dernier James Bond mais aussi à l’affiche de quatre autres films. Dans le nouveau long métrage de Wes Anderson, «The French Dispatch» (en salle le 27 octobre 2021), l’actrice de 36 ans campe une gardienne de prison sévère qui pose nue pour un génie de la peinture incarcéré sous sa garde (incarné par Benicio del Toro). Se déshabiller devant la caméra ne pose aucun problème à la Française, qui s’est confiée à «20minutes» dans un palace londonien.

Vous êtes de retour au cinéma avec cinq films. Accro au boulot?

Le plus bizarre, c’est que je n’aime pas bosser. Ou plutôt, j’ai un rapport d’amour-haine avec le boulot. J’adore être contemplative et je n’ai pas besoin de remplir ma vie d’informations. En même temps, j’ai besoin de travailler parce que c’est une façon d’être en lien avec le monde. J’ai toujours eu peur du chaos et mon métier m’aide à mettre de l’ordre dans ma vie.

Le chaos, c’est-à-dire?

Je suis quelqu’un de très anxieux alors créer et travailler m’apaise. Quand j’étais plus jeune, j’avais peur de devenir folle et c’est peut-être encore le cas aujourd’hui.

Vous êtes-vous éclatée dans ce rôle de gardienne de prison qui pose nue pour un détenu?

Ce que j’ai aimé dans ce rôle, qui n’est pas énorme mais très riche, ce sont les paradoxes du personnage. On voit Simone intégralement nue, puis elle passe derrière un paravent et ressort toute coincée! J’adore ces extrêmes, jouer avec l’idée qu’elle très dure et en même temps vulnérable.

Vous êtes-vous sentie gênée en tournant les scènes de nu intégral avec tout ce monde autour de vous?

Lorsque j’étais nue, le plateau était fermé. Idem pour tous les films que j’ai tournés avec des scènes de nu. Mais bon, on ferme le plateau et après, tout le monde va voir le film (rire)! Oui, j’ai été un petit peu mal à l’aise, mais c’est si joliment filmé en noir et blanc que cela ne m’a pas dérangée du tout. Je n’ai pas de problème avec la nudité. Je trouve la nudité belle.

«The French Dispatch» est une lettre d’amour à la presse écrite et vous incarnez une journaliste en crise dans «France». Quelle vision avez-vous du journalisme aujourd’hui?

Je pense que c’est un métier magnifique qui était presque une forme d’art. Certains journalistes écrivaient divinement bien, mais il n’en reste plus beaucoup. Aujourd’hui, ils sont plus préoccupés par les gros titres et le nombre de clics.

Que retiendrez-vous de votre expérience de Bond girl?

Elle a été très émotionnelle pour moi. Certains de mes films ont été plus que des films. Je pense à «La belle personne», mon premier grand rôle, à «La vie d’Adèle» et à Bond parce que j’en ai tourné deux et que c’était très intense. Et puis, c’est dingue que la sortie d’un film tant attendu par tout le monde ait été si longtemps retardée à cause d’une pandémie. «La vie a beaucoup plus d’imagination que nous», comme disait François Truffaut.

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