John Newman: «Je voulais être reconnu comme artiste»
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John Newman«Je voulais être reconnu comme artiste»

John Newman est la nouvelle perle pop-soul britannique. Il sort «Tribute», un excellent 1er essai, qui tranche avec tout ce qu'il avait produit avant.

par
Fabien Eckert
Barman, DJ, producteur et chanteur: Newman est passé par différents métiers.

Barman, DJ, producteur et chanteur: Newman est passé par différents métiers.

Impossible d'être passé à côté de l'entêtant «Love Me Again» et le timbre atypique de son chanteur. Avant cette pop orchestrée, John Newman, 23 ans, donnait dans la house et le hip-hop.

Cet album s'appelle «Tribute», «Hommage», en français. Mais un hommage à qui?

A tout ceux qui m'ont soutenu. Le label, les personnes avec qui j'ai énormément bossé en studio, les gens qui m'ont offert des opportunités. Mais aussi mes amis et ma famille qui ont toujours cru en moi. En gros, c'est un grand merci pour tout mon entourage.

D'où viennent vos influences?

Ma mère me faisait écouter beaucoup de soul quand j'étais gamin. Aujourd'hui, j'écoute pas mal de pop. Je ne suis fermé à aucun style. Avant, j'étais un DJ de house et j'ai aussi produit quelques trucs hip-hop. Je n'ai pas d'influences très précises. Je dirais simplement que je me suis construit mon propre style.

Vous étiez un DJ de house, vous avez produit des titres hip-hop et vous avez chantez sur deux hits drum&bass du combo Rudimental. Là, on vous retrouve avec tout autre chose. Pourquoi ce changement?

Ce n'était pas réfléchi. C'était une progression naturelle. Mais en écoutant attentivement certains morceaux, vous vous rendrez compte qu'il y a encore certaines touches hip-hop. Notamment des samples, des boucles ou des rythmes. Le titre «Gold Dust» est un bon exemple. J'utilise aussi beaucoup de piano, notamment dans le single «Love Me Again», comme ça se fait souvent dans la house.

Ce n'était pas réfléchi. C'était une progression naturelle. Mais en écoutant attentivement certains morceaux, vous vous rendrez compte qu'il y a encore certaines touches hip-hop. Notamment des samples, des boucles ou des rythmes. Le titre «Gold Dust» est un bon exemple. J'utilise aussi beaucoup de piano, notamment dans le single «Love Me Again», comme ça se fait souvent dans la house.

La presse britannique vous présente comme la nouvelle révélation...

Je ne pense pas à ça. Je m'en fiche à vrai dire. Tout ce qui m'intéresse, c'est de faire de la musique et d'y prendre du plaisir. Tant mieux si j'ai du succès. Même si ça me surprendra toujours. D'ailleurs, je ne m'attendais pas du tout à ce que le 1er single, «Love Me Again», cartonne autant et dans de nombreux pays.

Comment avez-vous produit ce 1er album?

Ça faisait déjà un moment que je bossais dessus. Mais ça s'est concrétisé assez rapidement, en six mois. Toutes les démos, que j'avais produites moi-même, étaient prêtes. Ensuite, on est allé en studio à Londres et on y a ajouté les basses ou les batteries.

Il y a aussi beaucoup de cordes et de cuivres dans votre musique...

J'aime les orchestrations très amples et denses. En tant que producteur, j'aime avoir le plus de sons possibles dans un morceau. Mais pour ce disque, j'ai essayé de rester le plus en retrait possible de la production. Car je voulais avant tout être reconnu comme artiste et non comme le producteur qui chante. C'est pour ça aussi que ma voix est très présente. Je la laisse s'exprimer.

Votre voix parlée et très différente de votre voix chantée...

Effectivement! (rires) J'ai dû prendre des cours de chant. Notamment pour pouvoir garder mon timbre le plus longtemps possible durant la tournée. C'est un travail très dur pour maintenir sa voix au même niveau. Je dois faire attention si je veux encore pouvoir chanter à 60 ans.

Quels sont les thèmes de vos paroles?

Il y en a un principal: la séparation amoureuse. J'ai voulu en parler mais sans trop en dire sur ce que je ressentais au fond de moi. Je n'aime pas trop m'ouvrir aux gens.

Le côté visuel paraît aussi extrêmement important...

Il m'arrive de concevoir mes fringues moi-même. C'est également moi qui ai écrit les scénarios des clips et réalisé la pochette. C'est un travail d'équipe dont je suis le capitaine. Ce sont mes décisions. Je ne suis pas un maniaque du contrôle, j'aime simplement tout ce qui touche au design et à l'esthétique.

Il m'arrive de concevoir mes fringues moi-même. C'est également moi qui ai écrit les scénarios des clips et réalisé la pochette. C'est un travail d'équipe dont je suis le capitaine. Ce sont mes décisions. Je ne suis pas un maniaque du contrôle, j'aime simplement tout ce qui touche au design et à l'esthétique.

«Tibute»

Disponible dès le vendredi 11 octobre 2013.

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