Il fait évacuer l'EuroAirport: «Je voulais rendre attentif aux failles de sécurité»
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Il fait évacuer l'EuroAirport«Je voulais rendre attentif aux failles de sécurité»

Un homme a forcé les contrôles de sécurité, le 19 septembre à l'aéroport de Bâle, provoquant l'évacuation de 900 personnes. Le quinquagénaire livre désormais sa version des faits, depuis la clinique psychiatrique où il a été placé.

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rob/ofu

«Tout a été barricadé et nous avons été renvoyés en arrière pour repasser le contrôle. C'était assez chaotique pendant une heure», rapportait un lecteur il y a environ deux semaines. Contacté, un porte-parole de l'aéroport de Bâle-Mulhouse avait par la suite confirmé qu'un inconnu avait forcé les contrôles de sécurité. Pour des raisons de sécurité, environ 900 personnes se trouvant déjà à leur porte d'embarquement avaient dû repasser le contrôle.

«Les agents m'ont remercié»

Nos confrères de «20 Minuten» ont révélé que le responsable s'appelle Luca B., un Bâlois de 53 ans. Une porte-parole de la préfecture du Haut-Rhin le qualifie de «perturbé». Interrogé par nos collègues alémaniques, le quinquagénaire assure: «Je ne suis pas perturbé!» Et d'ajouter: «Je voulais seulement rendre attentif aux failles de sécurité qui existent à l'EuroAirport. Un jour plus tôt, soit le 18 septembre, je suis parvenu à me rendre sur l'aire de manoeuvre depuis le hall d'atterrissage sans déclencher aucune alarme et sans avoir été arrêté par quelqu'un. Quand je l'ai signalé à un employé, on m'a emmené voir la police de l'aéroport. J'ai tout expliqué aux agents, qui m'ont remercié avant de me laisser partir.» Contacté, le service de presse de l'EuroAirport confirme sobrement avoir connaissance des faits du 18 septembre.

Placé en clinique psychiatrique

Reste que les choses se sont moins bien passées le lendemain pour Luca B., car, après qu'il a provoqué l'évacuation de la zone d'embarquement, la police française a remis le quinquagénaire à ses collègues suisses. Ceux-ci l'ont ensuite emmené à la clinique psychiatrique universitaire de Bâle, où il se trouve toujours actuellement. Il y a été placé à des fins d'assistance.

Ce n'est pas le premier séjour dans ce type d'établissement pour le Bâlois. Le père de trois enfants souffre en effet d'un trouble bipolaire, une maladie qui lui a coûté son job, sa famille et son logement. Après des années de traitement et de rechutes, Luca B. va beaucoup mieux depuis un certain temps. Notamment grâce aux médicaments prescrits par sa psychiatre.

«Tout ce que je veux, c'est rentrer à la maison»

Selon Luca B., les autorités peuvent le garder au maximum jusqu'au 30 octobre dans la clinique. Avec l'aide de son avocat, il tente désormais d'obtenir le droit de pouvoir partir plus tôt. «Tout ce que je veux, c'est rentrer à la maison.»

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