Actualisé 07.10.2010 à 10:46

ModeJean-Paul Gaultier quitte Hermès au grand galop

L'ex-enfant terrible de la mode a présenté mercredi son dernier défilé pour la maison française. Une collection très équestre.

de
afp/sim

Mercredi à Paris, Jean-Paul Gaultier a soigné les détails à l'occasion de sa dernière collection pour le sellier de luxe Hermès. Il avait reproduit un manège de terre rouge sur lequel évoluaient huit cavaliers majestueux sous des lustres de salon.

Le créateur a misé sur un thème équestre en adéquation avec la tradition de la maison française mais aussi une façon de boucler la boucle.

Du cuir et des peaux

Pour ses modèles, Gaultier a misé sur le cuir, avec des pantalons de ville remontant très haut sur la taille ou des culottes de cavalières renforcées de cuir, le tout porté avec des blouses rappelant le fameux carré de la maison parisienne. Le Français a volontairement restreint sa palette de couleurs (du noir, du blanc, du beige, de l'acajou avec une pointe d'orange, couleur emblématique chez Hermès) pour se rencontrer sur les cuirs et les peaux, propres à l'univers de l'équation. Coiffées de chapeaux de gaucho argentins et défilant sur du tango, les mannequins portent des corsets et parfois des fines lanières de cuirs attachent le bustier au cou, pour rappeler une bride. Quelques rares tailleurs pantalons, ou des costumes trois pièces ont fait leur apparition lors du défilé et Gaultier n'a pas pu résister à ajouter une touche très particulière: une marinière.

La fin d'une belle histoire d'amour

Après 7 ans de collaboration, Gaultier regarde avec «satisfaction» son travail chez Hermès, jugeant qu'il a réussi à «respecter tous les codes de la maison», en ne se «trahissant pas non plus». Il estime avoir beaucoup appris, notamment sur le travail des beaux matériaux. L'ex-enfant terrible de la mode refuse de se laisser aller à la nostalgie, et parle de la «fin d'une belle histoire d'amour».

Il se rappelle avec émotion son arrivée chez Hermès, «moi, le banlieusard d'Arcueil (banlieue parisienne, NDLR), en plein faubourg Saint-Honoré (quartier chic de Paris)», et de son embauche par Jean-Louis Dumas, décédé en mai dernier.

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