Thonon (F): Jetés par leur banque malgré des comptes pleins
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Thonon (F)Jetés par leur banque malgré des comptes pleins

Le Crédit agricole a clos les comptes d'un couple aisé. Selon l'association des usagers, ces cas, en hausse, seraient dus à la politique commerciale des établissements.

par
jef

Plus de 100'000 euros d'avoirs et trente ans de fidélité ne protègent pas d'un abrupt divorce bancaire. Un couple de Thononais en a fait l'amère expérience en juin. Ainsi que le relate ce lundi le «Dauphiné libéré», le Crédit Agricole lui a envoyé une lettre l'informant de la clôture de ses cinq comptes, pourtant garnis. La banque n'a pas expliqué sa décision «irrévocable» à ses désormais ex-clients. «La moindre décence serait de donner une raison!», se fâche le septuagénaire franco-suisse éconduit.

La loi française n'oblige pas les établissements bancaires à motiver ce genre de décision. Ils sont seulement tenus d'en informer le client et de lui laisser un préavis suffisant pour qu'il puisse se retourner. La Fédération bancaire française, elle, indique au quotidien hexagonal que «le sujet relève de la stratégie et de la politique commerciale de chaque établissement bancaire».

Ce type de ruptures unilatérales semble néanmoins se multiplier. Durant le premier semestre 2014, l'association française des usagers bancaires a enregistré quelque 450 plaintes de clients virés sans autre forme de procès. Un chiffre en hausse, selon son secrétaire général. D'après lui, les banques cherchent de plus en plus à évincer les «consommateurs insuffisamment assidus». Il cite ainsi le cas d'un commandant de bord, percevant 15'000 euros par mois, répudié parce qu'il refusait de rapatrier son assurance vie dans l'établissement concerné.

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